
Ceux parmi vous qui avez été avec nous pendant les dernières semaines savent que nous étudions le thème de la stabilité spirituelle, et nous nous appuyons sur le texte de Philippiens chapitre 4 où l’apôtre Paul nous énonce les principes qui créent ou génèrent une vie spirituellement stable. Vous savez que toute cette société dans laquelle nous vivons se bat avec le sujet de la stabilité. Cela devrait être évident pour nous tous, que nous vivons dans un monde très instable et nous sommes au milieu d’un peuple très instable. Notre monde est rempli d’anxiété. Il regorge d’une incapacité des gens à faire face aux circonstances de la vie. Il y a une myriade de solutions mais il n’y en a pas beaucoup qui fonctionnent ou même aucune qui fonctionne, apparemment, puisque l’intensité de l’instabilité de la société va en croissant.
C’est triste de dire que notre culture, et plus triste encore, l’église même continue de diriger les gens vers la mauvaise direction pour trouver des solutions à leurs anxiétés et leurs instabilités. Nous avons accepté les mensonges psychologiques qui stipulent que l’on peut résoudre ses problèmes en suivant certains principes psychologiques, certains ajustements introspectifs et ceux-là se sont avérés non seulement sans succès, mais aussi diversifiant au point où ceux qui suivent la mauvaise chose et les mauvais domaines proposent les mauvaises réponses, et non seulement cela, mais aussi, en conséquence, ils passent à côté de la bonne réponse. L’héritage de la philosophie et de la psychologie à ce jour et à cette ère, a été de vendre un élixir miracle qui ne tient pas ses promesses à toute la génération.
J’ai été plutôt obligé de le voir dans une interview du Dr. Robert Coles, C-O-L-E-S, que j’ai lue. Le Dr. Robert Coles est un psychiatre social. Il a peut-être autant d’estime que n’importe quel homme de notre société dans son domaine, la psychiatrie. Il est un médecin, il est chercheur psychiatre pour l’université de Harvard, il est professeur de psychiatrie et humanités médicales à la Harvard Medical School. Il a écrit 36 livres. Il est auteur de 600 articles de journaux d’un type ou d’un autre, et en 1973, il a reçu le prix Pulitzer. Il est un psychiatre très décoré, estimé et respecté.
Cette interview expose la futilité de son propre domaine. Bien qu’il comprenne superficiellement certaines choses de la vie chrétienne, il ne s’appelle lui-même pas chrétien, il ne croit pas qu’il est chrétien, et le clarifie dans une autre partie de l’article. Mais ses réponses sont très intéressantes. On lui a demandé pourquoi il n’était pas chirurgien. Sa réponse : « Je suis désordonné, ce n’est pas une bonne qualité pour un chirurgien. » Il a dit : « quand vous avez la combinaison d’un plouc brouillé qui n’a pas la poigne nécessaire et qui est lui-même embrouillé, vous avez un psychiatre. » Un plouc brouillé, embrouillé sans poigne est un psychiatre. La question est : un psychiatre embrouillé ? Coles : « Bien sûr. »
Question : est-ce donc futile de chercher les réponses ultimes en psychiatrie ou en psychologie ? Coles : « La futilité consiste à chercher les réponses ultimes dans toute la culture séculière. La psychologie se trouve être une religion séculière éphémère. Combien de temps durera-t-elle ? Cinquante ans ? Les religions séculières viennent et s’en vont. Aujourd’hui c’est la psychologie, demain, ce sera la perte de poids ou de cholestérol ou aller dans la lune, ou à Mars. Qui sait ce qui préoccupera notre culture dans l’avenir ? Mais aucune de ces choses ne nous donnera des réponses aux questions morales, spirituelles dont nous voulons ardemment les réponses. La psychologie n’est pas équipée pour répondre à ces questions. La psychologie nous donne des informations sur la pensée, mais la pensée n’est pas l’âme. » Question : La psychologie peut-elle donc aider la santé mentale d’une personne ? Coles : « Nous ne devons même pas utiliser les mots comme la santé mentale. La question n’est pas qu’est-ce que la santé mentale ? Ou : avez-vous une santé mentale ? La question est : Que faites-vous de votre vie ? »
Question : mais même les pasteurs de nos jours deviennent des psychologues. Coles : « Cela s’appelle du paganisme. » Question : Le terme employé pour cela c’est conseil pastoral. Coles : « C’est du paganisme. Ma mère était mourante ici à l’Hôpital Général de Massachusetts. Un pasteur est venu la voir. Il voulait la préparer aux étapes de la mort. Elle voulait qu’il prie pour elle. Elle savait qu’elle était mourante. Il voulait parler de la colère et du renoncement, mais elle n’était pas en colère ni dans le déni, elle voulait juste qu’il prie pour elle. » Question : cela fait-il partie du même syndrome et nous voulons tous adorer l’expert ? Coles : « L’expert séculier. De toute façon qui sont même ces experts séculiers ? Que savent les psychiatres et les psychologues de la vie chrétienne ? Que peuvent-ils nous dire ? »
Une réponse très intéressante, n’est-ce pas ? Vous avez le sentiment qu’il jetait son seau dans un puits asséché et il est parvenu à cette conclusion. Où allez-vous pour trouver la stabilité dans la vie ? Ou allez-vous pour apprendre à vous débrouiller ? Où allez-vous pour apprendre à gérer l’anxiété ? Où allez-vous pour apprendre à gérer les circonstances que vous trouvez déprimantes et qui vous font pression ? Où allez-vous pour avoir une vie vraiment stabilisée ? Vous entendez les gens dire tout le temps : « Bien, il faut que je prenne ma vie en main. » Nous vivons littéralement dans une marée de personnes émotionnellement instables.
Regardons une illustration biblique de la stabilité spirituelle, Psaume 1. C’est l’un des premiers psaumes que j’avais mémorisés, en tant qu’enfant, et il confronte directement cette question de stabilité. Il dit au verset 1 : « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, qui donne son fruit en son temps, et dont le feuillage ne se flétrit pas : tout ce qu’il fait réussit. » Maintenant, voici le style de vie que la plupart des gens aimeraient vivre. Ils aimeraient être solidement plantés dans un lieu qui fleurit avec tous les délices de la vie. Ils aimeraient produire des fruits significatifs. Ils aimeraient ne pas s’assécher et faner mais fleurir pendant toute leur vie et prospérer dans tout ce qu’ils font. Je veux dire que c’est le scénario que chacun pouvait peindre pour sa vie. C’est cela une vie stable. C’est cela une personne spirituellement stable.
Regardez le contraste, verset 4. Il n’en est pas ainsi pour le méchant. Ils ne bénéficient pas de la vie. Ils ne produisent pas de fruits. Ils s’assèchent et ils ne prospèrent pas. Ils ne sont pas ainsi. Mais plutôt « Ils sont comme la paille que le vent dissipe. » Et une personne ayant une culture agraire sait que la paille ne sert absolument à rien. Et que dit le Psalmiste ici ? C’est remarquable. Il dit qu’il y a un homme dont la vie est profondément enracinée et fermement plantée, qui s’abreuve de l’eau pure de la vie, un homme productif, un homme dont la vie dépend de la capacité de produire, un homme qui fait des choses qui comptent vraiment et qui prospère. Ensuite, il y a un homme qui est exactement comme la paille, dissipé sans objectif, sans valeur, sans forme, sans racines, instable, bon à rien.
Maintenant, que préféreriez-vous être ? Le premier c’est celui qui marche avec Dieu. Le deuxième c’est le méchant qui rejette Dieu. Pouvez-vous remarquer que la clé pour la première vie se trouve au verset 2 ? « Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit ! » Deux choses contribuent à une vie stable : Trouver son plaisir dans le Seigneur – c’est-à-dire avoir une relation vivante avec le Seigneur – ensuite méditer sa Parole afin de voir cette vie d’une perspective divine. D’autre part, vous avez les mots tamiser, souffler, inutile, sans valeur, épave flottante, la paille de ce monde, se dirigeant vers la condamnation. Je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais j’aimerais mieux être cette vie productive, stable et elle est offerte à tout chrétien. C’est le désir de Dieu dans le salut, c’est vous enraciner et vous rendre productif. C’est une merveilleuse description de l’homme pieux, de ce que Dieu veut que vous soyez : spirituellement stable.
Maintenant, nous apprenons à être spirituellement stables ici dans Philippiens 4, alors revenons-y. Notez Philippiens 4, verset 1 et laissez-moi faire un bref rappel. L’affirmation de Philippiens 4 :1 est « tenez ferme dans le Seigneur ». Cela signifie soyez spirituellement stables, ne soyez pas comme ceux qui sont balancés de tous les côtés et emportés par tout vent de doctrine. Ne soyez pas comme l’homme dans Jacques qui est instable dans toutes ses voies, comme les vagues de la mer. Soyez fermes, soyez forts, soyez stables dans le Seigneur. Nous devrions être la démonstration même de la stabilité spirituelle. Mais comment ? C’est le petit mot « ainsi » - alors ou ainsi, tenez ferme dans le Seigneur, voici comment, je vais vous dire comment. Voici ce qu’il faut pour être stable.
Maintenant, ce que nous avons réellement appris, je fais un bref rappel. Premier point : la stabilité spirituelle requiert que l’on cultive la paix dans une communion d’amour. La stabilité spirituelle requiert que l’on cultive la paix dans une communion d’amour, et nous l’avons vu aux versets 2 et 3. Deux femmes, Évodie et Syntyche, semaient la discorde dans l’église. Paul les exhorte à vivre dans l’harmonie dans le Seigneur, verset 2. Ensuite, il demande à Syzygus – qui est un nom propre, traduit « fidèle collègue » - il demande à Syzygus d’aider ces deux femmes qui ont été une aide pour lui et qui ont fait aussi partie de son ministère, et ce qu’il dit ici c’est : « Écoutez, pour que vous expérimentiez la fermeté et la stabilité, vous devez être dans un environnement stable qui n’est pas déchiré par des conflits. »
Il y a quelques semaines nous avons relevé que là où vous avez un environnement conflictuel dans l’église, vous n’avez pas seulement un environnement instable mais vous avez aussi des individus instables affectés par cette instabilité. Mais là où vous avez l’harmonie, l’unité, l’amour et la paix dans l’environnement de l’église, cela devient la force de l’individu et donc ils expérimentent la stabilité spirituelle. L’harmonie dans l’église est un grand stabilisateur. L’unité des croyants stabilise l’individu. Alors, si je veux expérimenter la stabilité spirituelle, je dois être un pacificateur. Je dois démontrer l’amour. Je dois éliminer la discorde. Je dois faire tout mon possible pour cultiver la paix, pour cultiver l’harmonie, pour cultiver l’unité dans la communion d’amour pour que je devienne une force de consolidation, de stabilisation afin que l’environnement commence à produire un lien d’affermissement parmi les chrétiens qui peuvent se stabiliser mutuellement.
Voici la deuxième chose dont nous avons parlé, le deuxième principe. Si nous devons être fermes dans le Seigneur, il ne faudra pas seulement cultiver la paix dans un lien d’amour, mais deuxièmement, il faudra maintenir un esprit de joie. Verset 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! Je le répète : réjouissez-vous ! » Ceci aussi est directement lié à la stabilité spirituelle. Cultivez une attitude de joie, maintenez un esprit de joie, une joie incessante, une joie indépendante dans le sens où elle ne dépend pas des circonstances. S’il vous plaît, remarquez que c’est « réjouissez-vous dans le Seigneur » et non dans vos circonstances. Vous ne pouvez pas toujours vous réjouir de vos circonstances, mais vous pouvez toujours vous réjouir dans le Seigneur, dans votre union privilégiée avec le Seigneur, c’est l’idée. Voilà une joie qu’aucune circonstance ne peut toucher. Alors, être spirituellement stable demande que l’on maintienne l’habitude d’exprimer constamment un étonnement de joie quand on contemple une relation éternelle, inchangeable, enrichissante avec Dieu au moyen du Seigneur vivant, Jésus-Christ. C’est une grande vérité. Tant que je contemple le Seigneur et ce qu’il a fait pour moi, ce qu’il fait pour moi et ce qu’il a planifié pour moi, j’y éprouve de la joie.
En passant, c’est un ordre. Ce n’est pas moins un péché de ne pas se réjouir et ensuite de ne pas s’en repentir que de ne pas faire toute autre chose que Dieu vous ordonne de faire. Nous nous réjouissons dans le Seigneur. Vous vous souvenez des deux disciples sur la route d’Emmaüs dans Luc 24, Jésus les avait rencontrés, a parlé des Écritures avec eux, décrivant des choses qui le concernaient. Finalement ils arrivèrent à la maison et lors de la fraction du pain, il s’est révélé à eux, et la Bible dit que leurs cœurs brûlaient au-dedans d’eux. Qu’est-ce que c’est ? C’est un cœur brulant qui résulte d’une relation avec le Seigneur vivant. C’est dans la joie de sa présence qu’ils expérimentèrent des cœurs brulants. Les gens stables sont ceux qui apportent la paix dans les situations, qui créent l’unité dans une communion d’amour, qui sont une influence stabilisante dans la discorde ; et les gens spirituellement stables sont ceux qui, dans les flux et les reflux, les hauts et les bas des circonstances de la vie, gardent toujours la joie. La joie est au cœur de la stabilité.
Passons au troisième principe. La stabilité spirituelle demande aussi que l’on apprenne à accepter moins que ce que l’on pense mériter. Apprendre à accepter moins que ce que vous pensez mériter. Verset 5 : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. » Maintenant, ceci est une très, très importante affirmation et un élément très important dans cette question de la stabilité spirituelle. Il s’agit réellement du contentement. On pourrait lire : « Que votre contentement soit connu de tous les hommes. » En fait, je suppose que pour chaque traduction de ce texte, il y a probablement un mot différent qui est utilisé ici parce que c’est l’un des mots grecs que l’on ne peut pas traduire - epieikēs. Ce n’est pratiquement pas traduisible, quand on parle de traduction littérale. Il a plus de sens que ne peut communiquer un mot français.
Quand vous l’avez longuement étudié, vous obtenez le sentiment de ce que veut dire ce mot. Il a par exemple le sens d’un doux caractère raisonnable, vous répondez bien à un appel, qu’une douceur vous caractérise quand quelqu’un vous demande quelque chose, vous êtes agréablement raisonnable à ce sujet. Il pourrait aussi être traduit par grand cœur. Non seulement vous êtes agréablement raisonnable, mais vous êtes en plus très généreux. Il peut être traduit par bonne volonté. Puisque vous ne souhaitez ou ne voulez que le bien des autres, vous avez tendance à faire plus que le nécessaire pour leur faire du bien.
Certains ont insinué qu’il pouvait être traduit par caractère amical. Ceci semble un peu faible comparé aux autres. D’autres ont choisi le mot « magnanimité » - que votre magnanimité soit connue de tous les hommes. En d’autres termes, votre générosité exagérée. D’autres encore ont insinué qu’il signifiait la charité face aux fautes des autres. D’autres encore le mot miséricorde face aux manquements des autres. D’autres ont dit que le meilleur terme est clémence ou indulgence. Que votre indulgence soit connue de tous les hommes, pas votre indulgence personnelle dans le péché mais votre capacité à être indulgent face aux manquements des autres sans en être personnellement offensé, malveillant ou amer, vindicatif. C’est une patience qui est capable de se soumettre à l’injustice, à la disgrâce, à la maltraitance sans haine, sans malice, sans représailles, sans amertume, sans vengeance.
Maintenant, si vous groupez tous ces mots – au risque d’aller à l’encontre de plusieurs meilleurs érudits de la Bible que moi, dans le processus de la traduction – je dirais que le meilleur mot auquel je puisse penser est la gracieuseté, la gracieuseté. Que votre gracieuseté soit connue de tous les hommes. Certainement dans agréable douceur, il y a la grâce. Dans grand cœur, il y a la grâce. Sans aucun doute il y a la grâce dans la bonne volonté ; dans la douceur il y a la grâce. Aussi dans l’amitié, la magnanimité, la charité, la miséricorde, la clémence, l’indulgence, vous démontrez la gracieuseté, et ce mot le renferme probablement dans le sens chrétien.
Mais il y a un autre élément à cela que nous devons voir pour comprendre. C’est la gracieuseté de l’humilité, ce qui veut fondamentalement signifier que vous m’avez offensé, vous pouvez m’avoir maltraité, vous pouvez m’avoir mal jugé, pire encore, vous pouvez m’avoir diffamé, vous pouvez m’avoir malmené, vous pouvez ne m’avoir pas donné ce que je mérite, vous pouvez m’avoir donné ce que je ne mérite pas, vous pouvez avoir détruit ma réputation, vous pouvez m’avoir été injustement hostile, je peux avoir subi de votre part un manque d’équité, de l’injustice, un mauvais traitement, mais je l’accepte humblement et gracieusement. Voilà ce que cela signifie, et encore, n’est-ce pas exactement ce à quoi ressemble la grâce de Dieu ? Dieu pourrait dire : vous pouvez m’avoir haï, vous pouvez avoir été mes ennemis. Vous pouvez avoir agité votre poing dans mon visage, vous pouvez m’avoir blasphémé, vous pouvez m’avoir maltraité, m’avoir mal jugé, vous pouvez avoir fait tout cela mais je viens toujours à vous avec amour. Les amis, quand vous avez une telle attitude, vous êtes quelqu’un de stable. La stabilité spirituelle est pour ceux qui sont humblement gracieux – utilisons cette expression. Que votre humble gracieuseté soit connue de tous les hommes.
Vous n’exigez pas vos droits. Vous entrez dans ce genre de mentalité, et vous deviendrez une personne instable. La mentalité philosophique de notre temps : la psychologie contemporaine qui s’est infiltrée non seulement dans notre pays mais aussi dans l’église, la mentalité philosophique est principalement la mentalité de l’existentialisme, et l’existentialisme dit essentiellement, qu’en fin de compte, chaque homme a le droit de faire ce qui lui plaît. C’est l’existentialisme. Soit dit en passant, l’existentialisme est une réaction à l’humanisme. L’humanisme a fait de l’homme une machine. L’humanisme dit que nous ne sommes rien d’autre que des machines biologiques et que nous n’avons pas vraiment le choix et que nous n’avons pas vraiment de solutions aux problèmes, que nous fonctionnons comme un animal et que nous réagissons vraiment à l’humanisme, qui est un humanisme matérialiste. Le matérialisme dit que l’homme est une machine. En réaction à l’humanisme matérialiste est venu existentialisme, qui dit que je ne suis pas d’accord, l’ami, j’ai la dignité, je suis quelqu’un, et donc l’existentialisme dit que vous êtes quelqu’un et que vous devriez aimer qui vous êtes et vous devez faire tout ce qui vous semble bon.
Et nous parlons donc de la dignité humaine en réponse à l’humanisme matérialiste, et nous parlons du fait que l’homme doit être tout ce qu’il veut être et faire tout ce qu’il veut faire et vous devez faire tout ce qui semble bon. Ce que nous avons par conséquent c’est l’orgueil et un égo démesurément égocentrique. Quand tout le monde cherche à réagir à l’humanisme matérialiste philosophiquement, même s’ils ne le voient pas comme tel, et même s’ils ne se voient pas comme quelqu’un, qui ils sont, et voilà qui je suis et j’ai droit à ce qui me semble bon, c’est ce que dit l’existentialisme ; la seule valeur de l’existentialisme est de faire ce qui semble bon et la seule règle c’est de ne pas faire ce qui vous semble bon si cela me cause du tort. Mais si cela ne me fait aucun tort, quelle est la différence ?
Voilà pourquoi vous entendez les homosexuels dire : « Pourquoi l’homosexualité est-elle contre la loi ? Cela ne fait de mal à personne. » Vous voyez, c’est cela l’existentialisme. C’est cela l’existentialisme philosophique. Si cela ne fait de mal à personne, quelle différence ? Si cela me semble bien et ne vous fait aucun mal, alors laissez tomber. Eh bien, le SIDA a éteint cet argument. Cela pourrait finir par détruire toute une génération de personnes. Le péché fini toujours par causer du tort à un tiers.
Mais quand vous avez un monde d’existentialistes pragmatiques comme le nôtre, et c’est le monde dans lequel nous vivons, absolument le monde dans lequel nous vivons, que dit Burger King ? C’est comme vous voulez. Je vous dis une chose, j’ai souvent été à Burger King. Je n’ai pas encore eu ce que je veux comme je veux. Savez-vous ce que je veux ? Je reçois le hamburger et je ne paie pas, voilà ce que je veux. Ils ne me le servent pas comme je veux, je paie à chaque fois, c’est comme eux ils veulent, pas comme moi je veux. La finalité : l’existentialisme ne marche pas. Même pas à Burger King, encore moins en philosophie. Mais c’est cela la mentalité contemporaine. Vous devez être fier de vous, vous élever, vous aimer, vous développer et cette façon de penser est dans l’église à un degré incroyable.
J’écoutais le message d’un ami aujourd’hui, le Dr. Paul Brownback, et il disait dans ce message – je déteste d’avoir à le dire mais il disait, « Je crois que ceci est vrai, que si vous et moi allions dans une librairie chrétienne » - une librairie chrétienne – « si nous prenions les livres chrétiens qui sont écrits de nos jours, si nous prenions des feutres et que je surlignais tout ce qui émane de la théorie sur l’amour de soi de Carl Rogers, et que vous surligniez tout ce qui, dans ces livres, émane de l’enseignement de Paul, mon encre finirait plus vite que la vôtre. » Voilà à quel point c’est insidieux et à quel point c’est entré dans l’église, le culte de soi, ce qui signifie que tout ce qui me semble bon, tout ce qui me satisfait, tout ce qui me bâtit, tout ce qui me sort de mon complexe d’infériorité, tout ce qui peut me donner une meilleure image de moi, tout ce qui me procure une meilleure estime de soi, c’est ce que je fais. D’autre part, ce que Paul dit c’est : « soyez humbles, gracieux, n’exigez rien, manifestez la charité à ceux qui commettent des crimes contre vous, accordez la miséricorde contre l’échec des autres et vous serez une personne stable ». Voyez-vous, vous cultivez toutes ces choses que l’on ne fait que pour soi et vous ne créez pas la stabilité ; vous leur ouvrez une voie infinie pour une instabilité de plus en plus grande et le mécontentement. Tragique ! Nous devons être caractérisés par les bonnes vertus.
La stabilité spirituelle survient quand je n’ai pas d’exigences personnelles. Et si j’obtiens quelque chose, tant mieux. Si non tant pis. Si on me traite d’une certaine façon, tant mieux, si non, tant pis. Cela ne compte pas vraiment pour moi – je ne me soucie pas de moi. C’est ce qui pousse Paul à dire – et il est l’illustration vivante de tout ceci comme nous le verrons dans la prochaine session – « Quel que soit l’état dans lequel je suis, je suis dans le contentement. » Pourquoi ? Parce qu’il ne s’agit pas de Paul. Il ne s’agit pas de moi donc, je peux avoir un esprit doux. Je peux avoir un esprit gracieux, généreux, magnanime, humble, charitable. C’est cela la stabilité. Waouh ! Cela vous enlève de votre piédestal ! Certaines personnes vivent et meurent à cette porte tournante où elles écoutent ce que tout le monde dit d’elles et elles considèrent comme personnel chaque chose qui arrive dans leur vie et filtrent par là leur processus d’égo, et si elles ont été de quelque façon blessées, elles sont immédiatement instables et anxieuses.
Vous ne pouvez pas perdre l’équilibre par l’inégalité, l’injustice, un traitement injuste, les mensonges, l’humiliation, si vous n’êtes vous-même pas le problème – si vous n’êtes pas le problème. C’est cela l’humilité, l’humble gracieuseté. Alors la stabilité spirituelle appartient à ceux qui cultivent la paix dans une communion d’amour, ceux qui gardent la joie, et ceux qui n’exigent pas ce qui pourrait être leur dû mais qui sont gracieusement humbles.
Laissez-moi réduire ces éléments en trois vertus : l’amour, la joie, l’humilité. Verset 5, nous y retournons encore, prenons ensemble les versets 5 et 6 : « Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, » arrêtez-vous là. Il y a tellement de choses à dire à partir de ces versets. C’est notre quatrième point – le voici. La stabilité spirituelle demande que l’on s’appuie sur une foi confiante dans le Seigneur. La stabilité spirituelle demande que l’on s’appuie sur une foi confiante dans le Seigneur, et je vais encore le dire – je l’ai déjà dit – la vision que vous avez de Dieu est ce qui vous stabilise. C’est crucial. Regardez le verset 5 : « Le Seigneur est proche. » C’est une grande affirmation. Le mot « proche » - eggus – peut signifier proche en termes d’espace ou de temps. Je pourrais dire que la foule est proche, ce serait en rapport à l’espace. Je pourrais dire que lundi est proche, ce serait en termes de temps. C’est le même terme simplement utilisé différemment. Il peut être à connotation spatiale, il peut avoir une connotation temporelle ou chronologique. Nous devons décider duquel il s’agit dans le texte.
Le Seigneur est proche. Que voulez-vous dire ? Voulez-vous dire qu’il revient bientôt ? Qu’il sera bientôt là ? Parlez-vous de l’enlèvement ? Parlez-vous du retour de Christ ? Eh bien, cela aurait pu être dans sa pensée, après tout, le chapitre 3, verset 20 : « Quant à nous, notre droit de cité est dans le ciel, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ. » Sans doute, le Seigneur était proche en termes de temps. Je veux dire que le retour de Christ devait survenir à un moment proche – proche, évidemment, était un terme relatif. Nous continuons de dire que sa venue est imminente, en rapport avec l’histoire de ce monde et l’éternité. Alors c’est possible qu’il ait en pensée l’enlèvement. Le Seigneur est proche.
Mais peut-être que c’est utilisé dans le sens du temps parce que vous mourrez bientôt ; c’est une possibilité : « Bien, de toute façon vous mourrez bientôt et donc le Seigneur sera là pour vous amener à la maison. Il viendra vous prendre afin que vous soyez là où il est, afin que vous le rencontriez face à face et tout le reste. Puisque vous le verrez bientôt, et il est très proche, ne vous inquiétez pas. »
Maintenant, je ne veux pas dire que ces deux idées ne sont pas dans la pensée de l’apôtre Paul ou du Saint-Esprit parce qu’elles pourraient bien faire partie de ce qu’il dit ici. Mais il me semble que la vraie force de cette exhortation est que le Seigneur est proche en termes d’espace, si nous pouvons utiliser ce concept. Ce n’est pas qu’il est proche en termes de son retour, mais dans le sens qu’il est proche en termes de sa présence immédiate, qu’il est là, il vous entoure – la présence personnelle. C’est ce que voulait dire le Psalmiste dans le Psaume 119 :151 quand il disait : « Tu es près, Ô Seigneur, » tu es ici, tu es proche. Le Seigneur qui viendra, le Seigneur qui nous rencontrera dans la mort, est maintenant proche. Ne vivez-vous pas avec cette assurance ? Ne vivez-vous pas avec l’assurance que quand vous avez une pensée, il est assez près pour l’entendre ? Quand vous murmurez une prière, il est assez proche pour l’entendre. Quand vous avez besoin de sa force et de sa puissance, il est assez près pour vous l’accorder.
En fait, ne vit-il pas en vous, pourvoyant à toute vie spirituelle qui est la vôtre ? C’est la vie de Dieu dans votre âme. Nous dépendons de cela, et je crois que c’est ce qu’il dit. Le Seigneur est proche, alors ne vous inquiétez pas, ne soyez pas instables, ne vacillez pas, ne vous écroulez pas, ne vous ébranlez pas, ne soyez pas paranoïde, ou autre chose. Comprenez que le Seigneur est proche.
Maintenant, nous devons comprendre, non seulement que le Seigneur est proche, mais nous devons comprendre qui est ce Seigneur qui est proche. Et maintenant, nous arrivons au cœur de la chose parce que votre vision de Dieu va contrôler votre conduite. Puis-je vous donner une illustration ? Retournons dans 1 Samuel, chapitre 21. 1 Samuel chapitre 21, verset 10. David fuit Saül. Il est vraiment dans un terrain neutre, d’accord ? S’il doit échapper à Saül, il doit partir de ce lieu, alors, il fuit dans la région d’à côté, c’est-à-dire la Philistie, et il va à Gath et il va chez Akish, le roi de Gath, et j’imagine que dans ce sens, il cherchait à s’exiler loin de Saül. Mais le serviteur d’Akish, lui dit, dit au roi : « Les serviteurs d'Akish lui dirent : « N'est-ce pas David, le roi du pays ? N'est-ce pas celui en l’honneur de qui l'on chantait en dansant : ‘Saül a frappé ses 1000, et David ses 10'000’ ? David prit ces paroles à cœur et éprouva une grande peur vis-à-vis d'Akish, le roi de Gath. »
David recherche l’asile, la protection. Les Serviteurs d’Akish accourent et lui disent : « Hé, tu n’as pas intérêt à avoir cet homme ici. Si vous pensez que Saül est un ennemi formidable, le chant dit que Saül a tué ses mille et David ses dix mille. Cet homme est un guerrier. C’est le dirigeant légitime, et il est même plus grand que Saül. » Alors, ils disent ceci au roi. Bien, David s’en rend compte, on le lui raconte, et là il panique, supposant qu’il est en présence d’un roi qui peut le tuer immédiatement et dans sa panique, il doit trouver un moyen d’en sortir. « Il fit semblant d’être fou sous leurs yeux et accomplit des actes de démence devant eux. » David décida d’agir comme un fou. « Il faisait des marques sur les battants des portes ». Nous parlons là du roi, ce David, des gribouillis sur les battants des portes, « et laissait couler sa salive sur sa barbe. » - comme un fou. Et, bien sûr, c’était une désacralisation du symbole de votre masculinité, la barbe.
Pourquoi avait-il fait ceci ? Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi il l’avait fait. Il avait été déstabilisé. Il avait tellement peur qu’il prenait les choses en mains, et la réponse d’Akish – sa ruse avait fonctionné. Akish dit à ses serviteurs : « Vous voyez bien que cet homme a perdu la raison. Pourquoi me l'amenez-vous ? Est-ce que je manque de fous ? » J’aime cela. « Ai-je besoin d’un fou de plus ? » Je vous ai compris, d’accord ? Je n’ai pas besoin d’un autre fou. Ne m’en amenez pas un autre. Faites-le sortir d’ici. Je n’ai pas besoin d’un homme qui écrit sur les portes et qui bave. Faites-le sortir. Je ne veux pas de lui dans ma maison. »
Alors, le petit complot de David a fonctionné. Il est tiré d’affaire. Il doit continuer de s’enfuir loin de Saül. Où va-t-il ? Chapitre 22 : « David partit de là et se sauva dans la grotte d'Adullam. » Pendant qu’il haletait dans la cave, il se disait : « ma ruse avait fonctionné, elle avait fonctionné. » Il s’assoit dans la cave et commence à penser à ce qu’il vient de vivre. Pensez-vous que Dieu aurait pu le délivrer des mains d’Akish ? Théologiquement ? Oui. Pratiquement ? La panique s’est installée. C’est à ce moment qu’apparemment, d’après des notes historiques, il écrivit le Psaume 57 et il commence à restructurer sa théologie. Il dit : « Fais-moi grâce, ô Dieu, fais-moi grâce ! Car en toi mon âme se réfugie ; je me réfugie à l’ombre de tes ailes, jusqu’à ce que les calamités soient passées. Je crie au Dieu Très-Haut, au Dieu qui mène tout à bonne fin pour moi. Il m’enverra du ciel le salut. »
Et il déroule cette merveilleuse déclaration sur la puissance de Dieu. « Mon cœur est affermi. » verset 7 : « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! Mon cœur est affermi ; je chanterai, je psalmodierai. Réveille-toi, mon âme ! Réveille-toi, mon luth ainsi que ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. » Il se lance avec ce magnifique Psaume. Bien s’il se l’était rappelé pendant qu’il était à Gath, il n’aurait pas agi comme un fou. Il ne se serait pas embarrassé et il n’aurait pas été un reproche pour Dieu tout comme si le Dieu de David ne pouvait pas le délivrer d’un bout d’homme appelé Akish.
Mais c’est ainsi que nous vivons le plus souvent nos vies. Notre théologie marche le dimanche, mais quand nous sommes face aux obstacles de lundi à vendredi et nous avons des traumatismes dans la vie, alors nous commençons, vous savez, à baver sur notre barbe, métaphoriquement parlant. Nous perdons le contrôle de soi. Nous perdons le nord. Et c’est un manque d’assurance en Dieu. Si j’ai l’assurance que Dieu est proche, de quoi dois-je m’inquiéter ? De quoi dois-je m’inquiéter ? De quoi dois-je m’inquiéter ? Bien, peu m’importe ce que les gens disent de moi. Peu m’importe comment on me traite. Le Seigneur est proche et il sait la vérité sur tout, et le Seigneur est l’égalisateur ultime. Toutes choses sont équitables entre ses mains pour tout autre personne et pour moi aussi, et c’est cela la source de ma sécurité, avoir l’assurance de la présence de mon Dieu. Si je comprends qui est mon Dieu et qu’il est proche, c’est tout ce qu’il me faut savoir.
Permettez que je vous donne une autre illustration. Ouvrez vos Bibles dans Habacuc et si – si vous ne savez pas où ce livre se trouve, consultez l’index. Habacuc – Habacuc était un prophète intéressant en Juda, et il avait un problème intéressant, et cela va beaucoup nous enseigner sur nos propres problèmes. Habacuc – au verset 2 – crie vers Dieu, cette petite prophétie est importante. « Jusques à quand, Éternel, appellerai-je au secours ? Seigneur il y a longtemps que j’appelle au secours. » Voici un prophète qui prie plus qu’il ne prophétise. « Que fais-tu Dieu ? Regarde ton peuple, ils sont misérables et tu n’écoutes pas, tu ne veux pas écouter. Je t’ai parlé de la violence pourtant tu ne sauves pas. Pourquoi me fais-tu regarder cette iniquité ? Pourquoi me fais-tu regarder cette méchanceté ? Pourquoi me fais-tu regarder la destruction et la violence en Juda ? Les luttes, les disputes, l’ignorance de ta loi, les erreurs judiciaires terribles, les méchants environnent les hommes justes, la justice est pervertie, pourquoi, Dieu, tolères-tu toutes ces choses ? Souviens-toi de nous, il s’agit de Juda, ton peuple. Pourquoi n’amènes-tu pas le réveil ? Pourquoi ne provoques-tu pas la repentance ? Pourquoi ne retournes-tu pas la situation ? »
Et Dieu lui répond au verset 5 : « Voyez, regardez parmi les nations, soyez dans la stupéfaction et la stupeur. » Ce qui est une façon ancienne de dire : « Je vais vous épater avec ce que vous allez entendre. Vous n’allez même pas le croire. Je vais faire en votre temps une œuvre que vous ne croiriez pas si on la racontait. » Apparemment c’est la raison pour laquelle il ne la lui a pas dite jusqu’à ce jour ; il n’aurait pas cru de toute façon.
“Voici ! Je fais surgir les Chaldéens, ce peuple impitoyable et impétueux qui traverse des étendues de pays pour s’approprier des demeures qui ne sont pas à lui. Il est terrible et redoutable, il établit de lui-même son droit et sa suprématie. Ses chevaux sont plus légers que des léopards. » Et en passant, ceci est de la poésie et tout ce livre avait été écrit pour être joué sur des instruments à cordes et chanté. C’est pourquoi il a ces hyperboles poétiques. « Ses chevaux sont plus légers que des léopards, plus mordants que les loups du soir. Ses cavaliers se déploient, ses cavaliers viennent de loin, ils volent comme l’aigle qui fond sur sa proie. Tout ce peuple arrive pour la violence ; le visage tendu vers l’avant, il entasse des captifs comme du sable. C’est lui qui se moque des rois, les princes lui sont un jeu. C’est lui qui se joue de toute forteresse : il amoncelle de la terre et la prend d’assaut. Puis son ardeur se renouvelle, il passe et se rend coupable. Sa force à lui, voilà son dieu ! »
Il s’agit ici d’une nation complètement païenne qui ne croit qu’en sa force, et ils sont une loi pour eux-mêmes et ils balaient – il dit « ils vont arriver et tout balayer. » Maintenant, il y a le problème numéro deux : comment Dieu peut-il utiliser une nation pire pour punir Juda ? « Comment peux-tu utiliser les Chaldéens ? Ils sont pires que nous. Comment peuvent-ils être un instrument contre ton peuple d’alliance ? Rien de tout ceci n’a de sens. Tu es un Dieu saint, tu devrais raviver ton peuple. Tu es un Dieu d’alliance, tu gardes ton alliance. Tu es un Dieu juste, tu ne laisses pas le pire des peuples punir celui qui est mieux. Cela n’a aucun sens, je ne le comprends pas.
Les cieux gardent le silence, aucune réponse. « Comment vais-je gérer cette situation ? » Vous demandez : « Était-il sérieusement traumatisé ? » Oui, sérieusement traumatisé ! À quel point ? Chapitre 3, verset 16 : « J’ai entendu, et mes entrailles ont frémi. À ce bruit mes lèvres ont tremblé ; mes os se dissolvent, et sans bouger je frémis d’attendre le jour de la détresse où notre assaillant montera contre le peuple. » Ce gars devrait être hospitalisé. Il est touché au-dedans, tous ses organes sont remontés, son estomac est noué, tout son ventre est retourné – son cœur bat anormalement ou irrégulièrement. Ses lèvres tremblent et frémissent. Ses os font mal dans tout son corps et il tremble de la tête aux pieds. Ce gars est vraiment traumatisé.
Que va-t-il faire maintenant ? Retournons au chapitre 1. Voici un prophète totalement en détresse dans un état de panique, pas à cause d’un problème imaginaire, pas un problème imaginaire comme « je n’aime pas mon physique. » Non, non, non ! « Je n’arrive pas à m’en sortir, je suis trop corpulent. » Non, non, non ! Il parle de battre sa nation. C’est un problème véritable, un problème majeur. « Que vais-je faire ? Je tremble de tous mes membres. Je ne peux pas le gérer.”
Voici ce qu’il fait. Il commence à se rappeler lui-même que son Dieu est proche, et vous voulez savoir – regardez le verset 12. C’est sous la forme de questions. Il se pose des questions sur lui-même. C’est un exercice de catéchèse. Il va développer une catéchèse théologique et essayer de répondre lui-même pour pouvoir revenir sur le roc. Et il commence donc à parler de Dieu. Il dit – verset 12 – « N’es-tu pas de toute éternité ? » « Dieu, n’es-tu pas éternel ? » L’implication est « Tu l’es. » Tu es, tu es éternel, ce qui signifie que tu es avant l’histoire, tu es après l’histoire, tu es au-dessus de l’histoire, tu es en dehors de l’histoire, tu ne dépends pas du temps, tu ne dépends pas de l’histoire. Tu règnes dans l’éternité infinie. Tu es plus grand que ce petit problème. Tu es au-dessus de cette petite chose. Il y a un grand plan qui est plus grand que ce que je vois ici. Je me sens déjà mieux. Certainement ceci rentre dans la perspective éternelle, même si je ne comprends pas comment tu peux le faire de cette façon. »
Ensuite il dit ceci : « O Éternel, » il utilise Yahweh, mon Dieu, O Éternel, Yahweh, ce qui signifie : « Je suis, » l’Éternel, « je suis », cause sans cause de toutes causes et effets. « Tu es l’Éternel, ‘est’ sans commencement, sans fin. Tu existes par toi-même. » Voilà ce qu’il dit. « Dieu, tu es éternel, au-dessus, en dehors du temps et de l’histoire et tu existes par toi-même. » En d’autres termes, « Tu n’es pas influençable. » Le saviez-vous ? Saviez-vous que Dieu n’est pas de nature influençable ? Il n’est pas créé. Il n’est pas perturbé. Il est le Dieu qui existe dans une tranquillité imperturbable et parfait, qui n’est influençable par personne ni rien. « Tu existes par toi-même et tu ne cèdes pas au sort de celui qui te donne de fausses informations. »
Ensuite il dit : « Mon Saint » – « Tu es aussi saint, ce qui signifie que tu ne fais pas d’erreur. Tu es trop parfait pour faire une erreur. En fait, tu es aussi tellement saint que tu dois t’occuper du péché. » Au verset 13 : « Tes yeux sont trop purs pour approuver le mal et tu ne peux pas accorder un regard favorable à la méchanceté. » Verset 13 : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Alors, ceci devrait correspondre avec ta sainteté. Je sais que tu nous punis à cause de notre péché, et si je suis ce raisonnement, tu les puniras aussi à cause de leur péché. Dieu, tu es éternel. Dieu, tu existes par toi-même. Dieu tu es saint. » Après, il dit : « Nous ne mourrons pas. Dieu, tu es fidèle.” Il se rappelle que Dieu a fait une alliance, nous ne mourrons pas, nous ne pouvons pas mourir. Dieu a une alliance. Dieu est vrai. Dieu ne peut pas mentir. Ensuite il dit : “O Éternel tu établis ce peuple pour exercer tes jugements. Tu es tout puissant. Tu les utilises à tes fins. Tu es souverain. Tu es au contrôle. Tu n’es jamais une victime.”
Voyez-vous ce qu’il fait ici ? « Dieu, tu es éternel. Dieu, tu existes par toi-même. Dieu, tu es saint. Dieu, tu es fidèle. Dieu, tu es tout-puissant. Tout ce que je sais à ton sujet me dit d’arrêter de m’inquiéter pour ce problème, même si je ne le comprends pas. Je n’ai pas besoin de le comprendre. Ma pensée est premièrement trop petite pour le comprendre. Quel égotisme de ma part d’essayer de le comprendre. » Ainsi Habacuc commence à mieux se sentir. Le simple fait de le dire l’a poussé à se sentir beaucoup mieux – beaucoup mieux. Chapitre 2, verset 4, il l’exprime en principe. La fin du verset 4 : « Le juste vivra par sa » quoi ? « Sa foi. » Il y a cette merveilleuse assertion : « Le juste vivra par la foi » que Paul reprend. Il commence à « Je vais devoir faire confiance à Dieu pour ceci. Je vais simplement croire, même si je ne comprends pas. »
Allez au chapitre 3, verset 17, voyez combien forte était sa foi. Chapitre 3 :17 « Bien » il dit, « je ferai confiance à Dieu même si je tremble. Je ferai confiance à mon Dieu glorieux, éternel, souverain, saint, tout-puissant, fidèle qui existe par lui-même. » Verset 17 : « Car le figuier ne fleurira pas. » Invraisemblablement, les figuiers fleurissaient, c’était normal. « La vigne ne produira rien. » Invraisemblablement, c’était normal, beaucoup de fruits, beaucoup de vignes. « Le fruit de l’olivier manquera, » ceci aurait vraiment été anormal.
Connaissez-vous ces petites statues que l’on sculpte à Bethléem, que nous achetons quand nous y allons ? Ils doivent traiter le bois pendant 400 ans au préalable parce qu’il a beaucoup d’huile. Nous avons vu des oliviers dans le jardin et on nous a dit que c’était de petits arbustes qui étaient déjà là quand Jésus était sur terre. Ces choses mettent très longtemps.
Il dit : « Écoutez, si les choses normales de la vie sur lesquelles vous comptez toujours s’arrêtent soudainement et les champs ne produisent plus de nourriture et les brebis disparaissent du pâturage et il n’y a pas de bétail dans les étables » que dit le verset suivant ? « Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur les lieux élevés. » Ouf – les amis, voilà ce qu’on appelle assurance. Il dit : « Peu m’importe si le monde entier devient farfelu, peu m’importe si tout ce sur quoi je me suis toujours appuyé s’écroule, si tout se renverse, si on ne peut plus compter sur ce sur quoi on comptait, si toute la nature est complètement faussée, hors de son cours normal, je me réjouirai toujours dans le Seigneur, je mettrai toujours mon espoir en Dieu et Dieu me donnera la capacité d’une biche des montagnes pour marcher sur les précipices au bord des ravins de la vie avec assurance. » Voilà ce qu’il dit. Voilà un homme stable. Voilà un homme stable, et sa stabilité était directement liée à sa perception de son Dieu.
Maintenant, que je vous dise une chose les amis. Le Seigneur est proche et voici le Seigneur qui est proche, le Dieu capable dont parlent les Écritures, et si vous faites de lui vos délices, et si vous méditez sa loi jour et nuit, sa Parole jour et nuit, vous connaitrez alors le Dieu qu’il est, et vous saurez comment il agit, et ce sera la source de votre propre assurance.
Maintenant, quel est le résultat à savoir que le Seigneur est proche ? « Ne vous inquiétez de rien. » De quoi aurai-je à m’inquiéter ? Quelque chose que Dieu ne peut gérer ? Une minute, c’est un blasphème. Si vous avez peur, si vous vous inquiétez, si vous êtes traumatisé, instable, si vous cédez à toute forme d’anorexie, de schizophrénie et toutes sortes de choses, vous dites réellement : « Je ne peux pas affronter la vie. Je ne peux pas supporter la vie. » Et si vous – quel que soit le mécanisme dont vous vous servez pour manifester cette incapacité, la vraie démonstration – et j’aimerais dire ceci avec amour et grâce – la vraie démonstration sous-jacente est que vous n’avez pas confiance en qui ? En Dieu !
C’est une forme de blasphème. Deux voies. Si vous imaginez que Dieu ne peut pas vous aider, alors vous avez créé un dieu autre que le vrai Dieu, et cela est un blasphème. Vous avez créé un dieu qui n’est pas Dieu. Deux, si vous croyez que Dieu peut vous aider mais qu’il ne veut pas le faire, c’est un blasphème aussi parce que vous mettez en doute non seulement son caractère, mais son intégrité et sa Parole. Alors la clé pour une vie stable, fermement plantée – retour au Psaume 1 – est de trouver plaisir en Dieu – je fais de lui mes délices – et méditer sa loi, je deviens très familier à sa façon d’agir. Et quand je comprends qui il est et comment il agit, je peux regarder ma vie et dire : « Voilà celui qui est proche, voici qui il est, voici comment il agit ; je ne vais pas m’inquiéter. » Et je retourne encore à ce que j’ai dit : la grande faiblesse de l’église chrétienne de nos jours est le manque de compréhension de qui Dieu est et de ses agissements. Ils ne comprennent pas la majesté de ses merveilleux attributs et c’est la raison pour laquelle nous avons toute cette instabilité. Parce que nous ne connaissons pas Dieu, nous n’avons pas confiance en Dieu et nous n’agissons pas en phase avec son caractère révélé et ses actes révélés au fil de l’histoire.
Alors que faisons-nous ? Nous avons dans l’église toutes ces personnes instables avec tous leurs problèmes. Au lieu de leur donner Dieu et son caractère et ses attributs et l’histoire de son fonctionnement et comment il agit et l’étonnante intégrité de ses actes, nous essayons de donner des solutions de l’intelligence humaine à l’instabilité qui, à long terme, projette cette instabilité en un style de vie et n’apporte absolument aucune solution.
Dans la dernière génération, A. W. Pink dans son livre Gleanings in the Godhead (Glanage dans la Trinité) écrit : « Le Dieu de ce siècle ne ressemble pas plus au souverain des saints écrits que la flamme faible et vacillante d’une bougie ne ressemble à la gloire du soleil à son midi. Le Dieu dont on parle dans la plupart des pupitres, celui dont on parle à l’école du dimanche ordinaire, celui que l’on mentionne tant dans la littérature religieuse contemporaine, celui qui est prêché dans la plupart des soi-disant conférences bibliques est un produit de l’imagination humaine et l’invention d’une sentimentalité larmoyante. » Fin de citation.
Nous ne donnons même pas la vraie connaissance du Dieu vivant aux gens, dans son caractère et ses œuvres. En conséquence, il y a un manque de confiance criarde en Dieu. Pas surprenant que les gens ressentent la culpabilité, qu’ils aient peur, qu’ils soient inquiets, qu’ils aient une connaissance inadéquate de Dieu et une confiance inadéquate en Dieu – les deux sont blasphématoires. Si vous imaginez que Dieu est autre chose que ce qu’il est, c’est une idole, c’est un blasphème. Si vous imaginez Dieu faire autre chose que ce qui est en adéquation avec son caractère, sa promesse à son peuple, cela aussi est un blasphème ; cela met en doute son intégrité. Et au lieu d’enseigner Dieu et amener les gens à la Parole de Dieu, la majorité des églises essaient de rafistoler les personnes instables en leur donnant des solutions humaines et, pire encore, la psychologie, qui n’a aucune réponse selon l’avis des psychologues.
Il n’y a qu’un lieu de repos pour l’âme et c’est en Dieu. Nous tenons ferme dans le Seigneur. Nous tenons fermes dans le Seigneur, retour au verset 1 où il dit cela. Martin Luther avait dit à Erasmus : « Tes perceptions de Dieu sont trop humaines. » Et Paul dit ici ce qu’avait écrit le poète. « Je ne peux pas savoir pourquoi la tempête se lève soudainement, si férocement autour de moi, mais ce que je sais – Dieu veille sur mon sentier. » Et en conséquence, ne vous inquiétez de rien, ne vous inquiétez de rien. Arrêtez de vous inquiéter. Ne vous laissez pas abattre par les épreuves et les tentations et le fait que votre petit monde n’est pas absolument parfait comme vous le souhaitez. C’est une forme inconsciente de blasphème. Ne vous inquiétez pas.
Puis-je clore ce texte ? Matthieu 6. En passant, cet enseignement de Paul est en harmonie avec l’enseignement de Jésus, alors, voyons ce que notre Seigneur avait dit. Matthieu 6 : 25 « C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez et boirez pour vivre, ni de ce dont vous habillerez votre corps. » Ne vous en inquiétez pas. Vous dites : « Nous ne nous en inquiétons pas, non, nous avons dépassé cette culture. Ils s’inquiétaient de ce qu’ils allaient manger ? Où vais-je trouver quelque chose à boire ? Et où vais-trouver un vêtement pour me garder au chaud ? » Nous ne pensons pas – la seule fois où nous pensons à manger, nous nous inquiétons de manger trop. Notre société s’inquiète de boire beaucoup trop. La seule chose qui fait un sujet d’inquiétude pour nous quant aux vêtements ce n’est pas si nous en aurons, mais lesquels choisissons-nous pour porter ?
Mais ils avaient vraiment des problèmes basiques. Nous avons des gens aujourd’hui qui ont toute sorte d’apoplexie dans notre monde où ils ont toutes ces choses. Ils ne s’inquiètent pas pour des besoins réels, ce ne sont que des pressions perçues et imaginaires. Ce ne sont même pas des besoins réels. Ces gens-ci avaient de vrais besoins, le manger, le boire, le vêtement et Jésus de leur dire : « Hé, regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers » Je veux dire qu’ils ne travaillent pas pour pourvoir à leurs besoins. Votre Père les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ?”
Ensuite, au verset 28, il dit : « Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Pourquoi ne considérez-vous pas les lis des champs. Ils ne travaillent ni ne filent cependant, Salomon même dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. » Puis, au verset 30, il fait le résumé de tout cela : « Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas, à plus forte raison, gens de peu de foi ? » Votre problème est que vous êtes inquiets parce que vous ne croyez pas en Dieu. C’est tout. Alors, ne vous inquiétez pas, verset 31. Ne dites pas « Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? » Vous savez, - cette peur là, est derrière les phobies et inquiétudes contemporaines. C’est ce que recherchent les païens.
« Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Mais recherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » Maintenant, c’est un point important. Écoutez, vous avez assez de soucis, pourquoi ajouter l’inquiétude à tous ces problèmes ? Maintenant, vous avez des problèmes doubles. Puis vous devez aller chez le conseiller – vous avez des problèmes triples et cela va vous couter 75 dollars chaque semaine. Écoutez, prenez juste le problème, et laissez-le là et faites confiance à votre Dieu.
Comment puis-je être stable ? L’amour, la quête de la paix et l’harmonie dans la communion d’amour ; la joie, cultiver une joie que j’ai et qui est plus profonde que les circonstances dans ma relation avec le Christ vivant, et puis non seulement la gracieuseté, mais la gracieuseté de l’humilité qui ne demande rien, accepte tout, remet à Dieu et cette grande assurance dans le Seigneur qui sait qu’il a tout sous contrôle. Voilà comment avoir une vie stable, et il y a encore plus quand on revient à notre texte. Prions.
Notre Père, nous te remercions pour un passage aussi clair pour nous ramener sur les rails afin que nous soyons stables. Aide-nous à savoir que notre stabilité vient de toi. Nous ne voulons pas être le produit d’une culture de confusion. Nous ne voulons pas être détournés sur un chemin qui ne mène pas à la stabilité, mais à une instabilité croissante. Nous voulons être là où tu veux que nous soyons. Nous voulons trouver en toi notre plaisir et nous voulons méditer ta Parole jour et nuit et nous voulons être des chrétiens bibliques, remplis de l’Esprit qui peuvent être la stabilité pour ceux qui sont autour de nous, qui peuvent être fermement plantés comme un arbre au bord de l’eau, portant des fruits, prospère, qui ne se fane pas dans un monde rempli de paille, soufflée dans toutes les directions. Rends-nous stables, Seigneur, pas seulement pour être fermes, mais afin qu’étant solidement plantés, nous puissions porter du fruit pour ta gloire au nom de Jésus. Amen.
FIN

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