
Nous continuons ce soir notre étude du livre de la Genèse, chapitre 1, les origines, le sixième jour, la création. Nous avons passé de bons moments pendant cette étude. Je ne me souviens pas d’avoir apporté un enseignement, ces dernières années, qui ait reçu autant de réponses que celui-ci. Dès que je l’aurai terminé, c’est-à-dire dans deux semaines, nous aurons terminé la série sur la création. Nous allons planifier sa diffusion à la radio et répandre cet enseignement dans le monde afin que d’autres aient l’occasion de comprendre le grand, très grand témoignage qu’apporte le livre de la Genèse.
Dans notre étude de la Genèse, nous sommes maintenant arrivés au sixième jour de la création de Dieu, le sommet de l’œuvre créatrice de Dieu, la création de l’homme. Laissez-moi lire, à partir du verset 24 de Genèse 1 : « Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »
« Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. »
Le récit de la création ne peut pas être plus direct et clair que cela. Il dit exactement ce que Dieu a fait le sixième jour. Il a créé les animaux terrestres. Il les a divisés en trois catégories, nous les trouvons tous ici, que ce soient les animaux domestiques regroupés ici par le mot « bétail », et les animaux sauvages « les animaux terrestres » et tout ce qui se déplace près du sol, ou rampe, les insectes, les reptiles, les amphibiens, les rats, les écureuils… etc. Puis, ayant créé cette forme de vie animale, ayant créé le jour précédent tous les oiseaux du ciel, et tous les animaux de la mer, Dieu a complété Sa création en créant l’homme. Tout cela, Il l’a fait en six jours. En fait, en 24 heures comme indiqué à la fin du verset 31, « il y eut un soir, et il y eut un matin. » Une période de jour et une période de nuit, c’est-à-dire une révolution de la terre.
Les ennemis de Dieu et les ennemis de la Bible nient cette révélation de la Parole de Dieu. Ils clament que l’homme a évolué sur des millions et des milliards d’années et que l’homme moderne est le résultat d’une mutation. L’homme moderne serait le résultat d’une quelconque transformation génétique voulue par lui. L’homme serait le produit de la survie du plus fort. Ce n’est pas ce que la Parole de Dieu dit. Ce que je viens de lire ne peut pas être plus clair. C’est aussi répété dans le second chapitre, au verset 7 : « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. »
Et dans le verset 19 : « L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant porte le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. » Nous voyons ici la création de la femme. Dans les deux cas, la création de l’homme et la création de la femme, il s’agit d’un acte de création direct et immédiat de la part de Dieu.
Dans le chapitre 5 de la Genèse, voici comment commence le chapitre 5 : « Voici le livre de la postérité d’Adam. Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. Il créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d’homme, lorsqu’ils furent créés. » De façon répété, il est dit qu’un jour Dieu créa l’homme, homme et femme. C’est ce que la Bible dit. Ésaïe 45:12 en donne l’écho : « C’est moi qui ai fait la terre, et qui sur elle j’ai créé l’homme. » Job 33:4 : « L’Esprit de Dieu m’a créé. » Deutéronome 4 :32 parle d’un jour où Dieu a créé l’homme sur la terre. Ceci est répété, non seulement dans les versets que je vous ai donnés, mais ailleurs aussi.
Malgré le clair enseignement de la Bible, l’enseignement clair de la Genèse et d’autres passages des Écritures, les évolutionnistes, certains se disant chrétiens et donc évolutionnistes déistes disant que Dieu a provoqué l’évolution pour permettre à l’homme d’exister… Ces évolutionnistes ont essayé, contre le témoignage clair de la Bible disant que Dieu a créé toutes ces choses en un jour, ils ont essayé de prouver que l’homme a évolué et que tout a évolué à partir d’une créature constituée d’une seule cellule en passant par les animaux aquatiques, des amphibiens, des primates et finalement l’homo erectus qui était alors le sommet de la création. Mais les scientifiques, même s’ils s’opposent à la Bible, ont vu qu’il est impossible de trouver des preuves de l’évolution de quoi que ce soit, y compris de l’évolution de l’homme.
La raison pour laquelle ils ne trouvent pas de preuve est qu’il n’y en a pas. On ne peut pas trouver de preuve de quelque chose qui n’est pas arrivé. L’évolution n’est jamais arrivée, c’est pourquoi ils n’en trouvent pas de preuve. En six jours solaires de 24 heures, Dieu a fait l’univers entier, la terre et toutes ses créatures vivantes, et comme nous l’avons dit, Il a fait cela il y a environ six ou sept mille ans.
Cela soulève le problème des fossiles, et je dois en parler. Je l’ai fait un peu la dernière fois, mais je sais que beaucoup d’entre vous sont étudiants, et même à l’école élémentaire et dans les classes suivantes, en tout cas à l’école primaire, secondaire et au lycée puis à l’université, vous êtes confrontés aux enregistrements de supposés fossiles qui prouvent que l’homme a évolué à partir d’un genre de primate à quatre pattes. Comment réagir face au témoignage supposé de ces fossiles qui est utilisé pour prouver l’évolution ? Est-ce que les scientifiques n’ont pas de chaînons manquants ? Il semble que de temps en temps, en années ou en mois, des scientifiques proclament avoir trouvé une forme de transition entre le singe et l’homme. Est-ce qu’ils sont en possession de ces chaînons manquants ? La réponse est : absolument pas. Absolument pas !
Un livre scientifique très intéressant intitulé In the Beginning (Au Commencement), a été écrit par Walter Brown, Docteur du Massachusetts Institute of Technology. Pendant 21 ans, Walter Brown a été directeur des études de sciences et technologies à Air War College et professeur à l’Air Force Academy. C’est un scientifique très renommé. Il a exposé, comme beaucoup d’autres l’ont fait, les mensonges des évolutionnistes qui essaient de défendre leurs idées. Il écrit que les histoires des fossiles de primates qui ont été trouvés ont été très exagérées. Par exemple, il est maintenant reconnu de façon universelle que l’homme de Piltdown était un parfait canular, et pourtant il est présenté dans les livres de cours depuis plus de 40 ans.
Avant 1978, la preuve du ramapithèque était une poignée de fragments de dents et de mâchoires et comme je vous l’ai dit la semaine dernière, le ramapithèque était l’une des plus grandes catégories du primate de transition. Nous savons maintenant que cela est venu simplement à partir de quelques dents et fragments de mâchoires. On sait maintenant que le ramapithèque est juste un primate. Le détrônement du ramapithèque que l’on croyait être le premier homme, ce détrônement a été un sérieux coup. Nous croyons maintenant, les scientifiques croient que le ramapithèque était probablement un ancêtre éteint d’orang-outan, rien de plus. On trouve des informations intéressantes à ce propos dans le livre de Roger Lewin, Bones of Contention. J’ai mentionné cela aussi la semaine dernière.
Une autre forme transitionnelle supposée est l’homme du Nebraska. La seule preuve que nous ayons, au fait, de l’homme de Nebraska s’est trouvé être une dent de porc. Quel bond en arrière. Le crâne du célèbre homme de Pékin a été considéré par de nombreux experts comme les restes de primates qui étaient systématiquement décapités et utilisés pour leur nourriture par l’homme. La classification d’Homo erectus est considérée par la plupart des experts comme une catégorie qui n’aurait jamais dû être créée, en ce qui les concerne. La première confirmation d’os de membres d’Homo habilis a été découverte récemment. Ils montrent que cet animal avait clairement des proportions de singes et n’aurait jamais dû être classé comme Homo ou semblable à l’homme.
Puis il y a l’australopithèque, comme je l’ai mentionné la dernière fois, qui a été rendu célèbre par Louis et Mary Leakey, trouvé en Afrique du Sud, très différent des hommes. Plusieurs études informatiques détaillées des australopithèques ont montré que leurs proportions corporelles n’étaient pas intermédiaires entre l’homme et le singe du tout. Des études plus approfondies des os de leur oreille interne utile pour garder l’équilibre, ont montré une marquante similitude avec ceux du chimpanzé et du gorille, mais une totale différence avec celui de l’homme. L’un des fossiles, d’un mètre de haut environ, avec de longs bras, et de trente kilos, appelée Lucy… Vous vous souvenez de la découverte de Lucy. Elle a tout d’abord été présentée comme la preuve que les australopithèques marchaient debout comme les hommes. Cependant, les études de l’anatomie complète de Lucy, et pas seulement l’étude d’une articulation du genou, montrent maintenant que ce n’est pas vrai. Lucy, j’en ai bien peur, se balançait d’arbre en arbre.
Pendant environ cent ans, le monde a été conduit à penser que l’homme de Neandertal était voûté tel un singe. Des études récentes montrent que cette grande croyance était basée sur des hommes de Neandertal qui étaient déformés par une maladie des os telle que l’arthrite ou le rachitisme. L’homme de Neandertal, l’homme d’Heidelberg et de Cro-Magnon étaient totalement humains. Des descriptions artistiques, surtout celles montrant leurs proportions charnelles, sont assez fantasques et ne sont pas soutenues par des preuves. Et cela continue.
De plus, comme nous l’avons dit tout le long, la méthode de datation des évolutionnistes est une erreur grossière aussi. Donc, ils n’ont pas de forme transitionnelle, c’est tout. Ils n’ont aucune preuve de l’évolution de quoi que ce soit. Ils n’ont certainement aucune preuve de l’évolution de l’homme, et la raison pour laquelle ils trouvent tant de difficultés à le prouver est que cela ne s’est pas passé ainsi. Cela ne peut donc pas être prouvé.
Ce qui est effectivement arrivé est raconté pour nous dans la Bible. Retournons à la Genèse au chapitre 1. Le premier jour, selon le verset 24, et le sixième jour, je dirais selon les versets 24 et 25, le sixième jour montrait la création des animaux terrestres. Le bétail, comme je l’ai mentionné la dernière fois, était domestique et docile. Des animaux rampants, toutes les créatures proches du sol. Des animaux terrestres, à quatre pattes, non domestiqués. Après cela, nous arrivons aux versets 26 et 27 et nous trouvons ici la création de l’homme. Elle est arrivée immédiatement, ex nihilo, à partir de rien pour ainsi dire. Dieu a permis que l’homme existe dans son immense complexité, instantanément. Il a créé Adam adulte, puis au chapitre 2, Il indique que plus tard, il a créé une aide, Ève, adulte, avec toutes ses capacités.
Tout ce qui a été créé jusqu’à la création de l’homme, à la fois homme et femme, devait constituer l’environnement dans lequel l’homme vivrait et dans lequel l’homme apprécierait la bénédiction de Dieu pour laquelle il serait reconnaissant et louerait Dieu, le Créateur de toutes ces choses. Aussi merveilleuse que soit toute la vie créée, aussi bonne soit-elle, et Dieu lui-même dit que c’était bon, aussi compliquée, complexe et vaste était-elle, elle n’était en rien comparable à l’homme. Elle était séparée de la nature de l’homme par un tel gouffre qu’il ne pourrait jamais être franchi par quelque processus naturel que ce soit. Rien ne pourrait jamais devenir humain. Rien ! Aucun poisson, aucun mammifère, aucun reptile, aucun singe, aucun primate, aucun gorille, aucune créature ne pourrait devenir humaine. Nous avons déjà vu cela plusieurs fois. À cause du code génétique, c’est impossible.
Mais il y a un autre composant qui ne peut être trouvé dans l’ADN. Il existe un autre composant qui est merveilleusement mystérieux et qui nous est présenté dans le verset 26 par ces mots « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Et dans le verset 27 : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu. » Puis, comme je vous l’ai lu plus tôt, dans Genèse 5 :1 : « Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. » C’est l’identité unique de l’homme. C’est la part de l’homme que la génétique ne peut contenir. C’est cette part spirituelle mystérieuse de l’homme qui ne peut être placée dans un tube à essai. C’est cette part de l’homme qui ne peut devenir, qui ne peut exister par la mutation ou la transition. C’est l’image de Dieu.
Le verset 26 commence par « Puis Dieu dit », et le verset 27 par : « Dieu créa ». Il s’agit de la même formule. Dieu dit et Dieu crée, ce sont en fait des synonymes. Dieu dit « que ceci soit », et cela existe. Seulement cette fois, il y a une différence très importante. Une très importante différence. Pour la première fois, un changement de langage intervient. Le texte n’a jamais dit auparavant : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Dieu n’avait jamais parlé de Lui au pluriel. Toutes les autres fois, Il a dit, « qu’il y ait », « qu’il y ait », « qu’il y ait ». C’est impersonnel. Rien de ce que Dieu a créé jusque-là n’est lié à Lui. Il faut bien noter cela, car c’est un élément très important à comprendre.
Le langage est impersonnel. « Qu’il y ait », que cela arrive, Dieu parle et la chose existe. Il crée, mais Il ne s’identifie jamais personnellement à ce qu’Il fait, que ce soit la lumière, l’eau, les éléments, le soleil, la lune, les étoiles, les corps célestes, la terre, la séparation de la terre et de la mer. Il n’est pas personnellement lié à ces choses. Que ce soient les oiseaux, la vie marine, les animaux terrestres. Il n’y a pas de relation personnelle, pas d’implication personnelle, que ce soit dans le temps ou dans l’éternité. Aucun oiseau n’est lié à Dieu de façon personnelle. Désolé, mais aucun chat ou chien n’est lié à Dieu de façon personnelle.
Aucune créature n’est liée à Dieu de façon personnelle, jusqu’à ce moment précis. À ce moment précis, Dieu devient personnel et commence à parler en termes de relation. « Faisons l’homme à notre image. » Et Dieu, pour la première fois dans la Bible, se présente, écoutez bien, dans une relation. Jusqu’à maintenant, il s’agit simplement de Dieu. Mais maintenant, Dieu se définit par des pronoms pluriels. « Faisons », ce n’est pas « je », mais « nous ». Nous sommes ainsi initiés au fait que Dieu a, par Sa propre nature, des relations. Cela peut seulement arriver entre plusieurs personnes. Nous sommes désormais initiés pour la toute première fois au fait que Dieu est une Trinité, et bien sûr, cela a été abordé par l’utilisation du mot Dieu, Élohim, qui contient une terminaison plurielle. Mais c’est ici spécifique.
Soudain, nous nous trouvons face à Dieu qui n’est pas seulement un. Nous nous trouvons face à une relation au sein de la Trinité par cette affirmation « Faisons l’homme à Notre image. » Nous sommes soudain initiés à la grande réalité de l’existence d’un comité exécutif divin, au fait qu’il existe un Conseil exécutif divin. Nous avons reçu un aperçu de cela dans le chapitre 1, au verset 2. Dieu crée, au début du verset 1, puis dans le verset 2, l’Esprit de Dieu nous est présenté, « qui se mouvait au-dessus des eaux ». Lorsque nous lisons l’Évangile de Jean dans le Nouveau Testament, c’est le récit de la création que nous lisons-là : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Il s’agit du second membre de la Trinité, Jésus-Christ.
Jésus-Christ nous est alors présenté. Il est dit que « Toutes choses ont été faites par elle (la Parole), et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » Dans Jean 1, nous voyons que le second membre de la Trinité, « la Parole qui a été faite chair » (Jean 1 :14) qui doit être le second membre de la Trinité, Jésus-Christ, était en fait le Créateur. Dans Genèse 1, nous voyons Dieu comme étant le Créateur. Dans Genèse 1, nous voyons l’Esprit de Dieu dans la création. Dans Jean 1, nous voyons le Fils de Dieu ou la Parole de Dieu, la Parole incarnée, dans son rôle de créateur. Nous sommes maintenant initiés au fait que Dieu est plus qu’une seule personne, et nous savons à partir de tous le témoignage de l’Écriture que Dieu est trois personnes en une.
Nous découvrons maintenant une relation, et c’est très, très important. Il n’emploie pas le décret impersonnel, la terminologie du « qu’il y ait ». Il utilise un langage qui révèle qu’Il communique avec d’autres. Il est en communion avec d’autres dans cette création. Je veux que vous suiviez bien ceci, car c’est vraiment important. Il s’agit d’une référence claire, immanquable, indiscutable à la Trinité, bien que la doctrine de la Trinité ne soit pas totalement claire avant le Nouveau Testament. On ne peut comprendre pleinement la Trinité avant que la seconde personne de la Trinité ne s’incarne et avant que la troisième personne de la Trinité, le Saint-Esprit, ne vienne lors de la Pentecôte et ne commence son œuvre puissante telle qu’elle s’est révélée à cette époque. Mais les racines de la doctrine de la Trinité se trouvent plantées ici.
Il est juste de dire qu’il serait présomptueux de s’attendre à ce que les premiers lecteurs de la Genèse saisissent la doctrine de la Trinité à partir de Genèse, chapitre 1. Ce serait lui donner trop d’importance. Ce n’est pas là. B.B. Warfield, le grand théologien de Princeton a écrit : « Le temps n’était pas venu de la révélation de la Trinité dans l’unité de tête pensante de Dieu jusqu’à ce que le temps vienne pour que Dieu envoie Son Fils en vue de la rédemption et Son Esprit en vue de la sanctification. » C’est tout à fait juste. Nous ne voyons pas la plénitude de la Trinité avant la venue de Jésus-Christ et l’envoi du Saint-Esprit.
Ce verset ne peut donc pas être utilisé comme une preuve de la Trinité, mais en regardant en arrière, depuis le moment de l’incarnation et la venue du Saint-Esprit, nous voyons la richesse de la signification de ce passage, car nous avons reçu l’ensemble de la révélation.
Tout au long de l’Ancien Testament, cela doit être mentionné, tout au long de l’Ancien Testament, nous trouvons des passages des Écritures qui indiquent une communication entre les membres de la Trinité. Par exemple, dans le chapitre 2 des Psaumes ou Psaume 2, verset 7, le psalmiste écrit : « Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui. » Voici le premier membre de la Trinité, le Père qui communique avec le second membre de la Trinité, le Fils. C’était une prophétie de ce qui a été accompli dans l’incarnation de Christ et ce à quoi il est fait référence dans le premier chapitre de l’épître aux Hébreux.
Plus tard, dans les Psaumes, dans le Psaume 45, et c’est vraiment fondamental, donc je vais prendre une minute pour en parler ici. Dans le Psaume 45, au verset 7, encore une fois, le Père parle, Il au Fils. Il dit : « Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues. » Encore une fois, on fait référence à ce passage de l’épître aux Hébreux comme parlant du second membre de la Trinité, le Fils. Voici donc encore la communion entre le Père et le Fils. Peut-être un passage plus familier serait le Psaume 110 :1, certains d’entre vous le connaissent peut-être. Nous trouvons une communication très directe ici, si je le trouve. « Parole de l’Éternel à mon Seigneur », c’est cela, deux Seigneurs, l’un parlant à l’autre « : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. » Encore une fois, ceci est référencé dans le Nouveau Testament comme étant une prophétie messianique.
Vous pourriez lire Ésaïe 48 :16, vous trouveriez la même choses, la communication entre les membres de la Trinité. Mais encore une fois, je le dis, avant d’arriver à l’incarnation, l’identité complète du second membre n’est pas visible, et avant d’arriver au livre des Actes, avec la venue du Saint-Esprit, on ne voit pas la présentation complète du troisième membre ; c’est-à-dire le Saint-Esprit. Mais ici, nous avons, pour revenir à la Genèse, l’indication que Dieu, par nature, est en relation avec Lui-même. Il est constitué de plusieurs personnes en parfaite relation. Allons un peu plus profondément. Dans le verset 26 : « Faisons l’homme à notre image », implique toute la Trinité dans l’acte de la création. L’ensemble de la Trinité est amené à faire cela. « Faisons l’homme à notre image. » Et le verset 27 dit : « Dieu créa l’homme ».
On peut parler de Dieu comme étant un comme dans le verset 27, ou on peut parler de Dieu comme étant plus d’une personne, comme dans le verset 26, « Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image. » Dieu est un dieu et pourtant, il est trois personnes, comme nous le savons. Nous avons donc ici le conseil de la Trinité qui est impliqué dans l’objectif de créer l’homme et maintenant le temps est venu.
Je dois m’arrêter ici. Je ne serais pas fidèle à l’intention de la Bible, si je ne faisais pas cela. Pendant toutes ces années, j’ai essayé de vous montrer que Dieu avait un objectif divin avant le commencement du monde et cet objectif divin était de trouver une épouse, pour ainsi dire, pour Son Fils. Dieu le Père désirait donner à Son Fils une expression d’amour au travers d’une épouse qui serait une humanité rachetée donnée à Son Fils pour aimer, adorer, louer et glorifier Son Fils pour toujours, pour l’éternité et ainsi Le servir. L’objectif éternel de Dieu s’est dévoilé au sein du Conseil exécutif qu’est Dieu dans la Trinité.
Laissez-moi vous donner un bref rappel de cela, car c’est tellement important, si important ! En parlant de Christ, dans 1 Pierre 1:20 : « prédestiné avant la fondation du monde, il fut manifesté à la fin des temps, à cause de vous. » Jésus qui est apparu dans ces derniers jours à cause de vous, pour mourir sur la croix, pour ressusciter, pour devenir votre Sauveur. Jésus qui est apparu dans ces derniers jours, était prévu avant la fondation du monde. Donc, avant Genèse 1, avant le premier jour de la création, Dieu avait prévu la rédemption avant d’avoir créé l’espèce humaine de laquelle Il tirerait les rachetés. Son objectif de rédemption existait en premier.
Poursuivons cela encore plus loin. Tite, chapitre 1, un instant, parle de l’Évangile, dans Tite 1 :1-2 : « Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ », Paul s’identifie lui-même ici et il dit qu’il est « pour la foi des élus de Dieu », c’est-à-dire la foi salvatrice des élus, « et la connaissance de la vérité qui est selon la piété, lesquelles reposent sur l’espérance de la vie éternelle ». Il parle donc de l’Évangile. L’Évangile implique la foi salvatrice, Il implique l’élection, il implique la connaissance de la vérité, il implique la sainteté, il implique la promesse et l’espérance de la vie éternelle.
Mais remarquez ceci : le plan du salut de Dieu, tout Son plan du salut est une chose que Dieu, qui ne ment pas, a promise. Quand ? Il y a très longtemps. Les Grecs disent avant le début des temps. C’est-à-dire quand ? Quand les temps ont-ils commencé ? Le premier jour ! Donc, avant le premier jour, Dieu avait déjà planifié l’Evangile. Aussi, un élément de l’Évangile était promis depuis très longtemps. Dieu a promis qu’il choisirait certains, qu’Il leur donnerait la foi, qu’Il leur donnerait la connaissance de la vérité, qu’Il produirait en eux la sainteté. Qu’Il leur donnerait la vie éternelle. Dieu a promis cela avant le premier jour. La question est : à qui a-t-il promis cela ?
Il n’a pas fait cette promesse à un être humain. Nous n’avons même pas été créés avant le sixième jour. Il n’a pas fait cette promesse aux anges. Comme je vous l’ai dit plus tôt, les anges ont été créés au même moment que toutes les autres créatures. Nous ne savons pas exactement, précisément quand, mais il n’a certainement pas fait cette promesse du salut aux anges, car les anges ne connaissent pas le salut, n’est-ce pas ? Donc, Il ne le leur a pas promis. Les anges qui ont péché et ont chuté du ciel, ont chuté à jamais et il n’y a pas de salut pour les anges. Alors à qui Dieu a-t-Il fait la promesse du salut avant le début des temps ?
Lisons 2 Timothée, chapitre 1, verset 9. Allons un peu plus en profondeur. Il est dit que Dieu, à la fin du verset 8 : « qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, etc… selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ » - et pour une certaine raison, le traducteur traduit ici la même expression que dans Tite 1 :2. C’est exactement la même expression. Là elle est traduite « avant tous les siècles ». Ici, elle est traduite : « avant les temps éternels ». C’est la même expression : avant le début des temps. Nous la trouvons ici encore. Dieu a fait une promesse, selon Tite 1 :2, avant le début des temps. Ici, il est dit qu’il avait un objectif qui impliquait Christ Jésus depuis avant le début des temps.
Donc, avant le début des temps, Dieu a fait une promesse. Il a fait la promesse qu’il allait racheter certaines créatures qu’Il allait créer, et Il allait les racheter par le moyen de Christ Jésus. Il a dû alors discuter avec le second membre de la Trinité, la nécessité de l’incarnation, la nécessité d’entrer dans le monde, la nécessité du sacrifice pour le péché, et tout cela. Tout était planifié avant le début des temps. Le verset 10 dit : « Et qui a été manifestée maintenant par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ », ou Christ Jésus. Maintenant, je vous ramène à Genèse 1. Je vous ramène avant le début des temps, avant que la terre ait reçu ses fondations, avant toute création, au sein du Conseil de Dieu.
Le plan était qu’une partie de l’humanité soit rachetée qui serait créée et rachetée, amenée dans la gloire par le moyen de l’incarnation et du sacrifice du second membre de la Trinité. Nous savons que plus tard dans le Nouveau Testament, ils seront rachetés par l’œuvre du troisième membre de la Trinité, le Saint-Esprit, qui convaincrait leur cœur de péché, de justice et de jugement, qui illuminerait leur esprit afin qu’il comprenne la vérité, qui les régénérerait et leur accorderait une nouvelle naissance, et bien sûr, à ce moment particulier, ils passeraient de la mort à la vie, ils deviendraient un de ceux qui appartiennent à Dieu. Ceux qui expérimenteront tout cela seront ceux que Dieu a choisis avant la fondation de la terre, avant le début des temps.
Éphésiens, chapitre 1, verset 3 parle des objectifs de Dieu. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ! » Pourquoi ? « En lui Dieu nous a élus avant… la fondation du monde. » Donc, l’ensemble du décret divin existait avant le début des temps, avant que tout ait été créé. Ceci a eu lieu dans le conseil de la Trinité. Le verset 4 dit qu’il nous a prédestinés. Il a simplement fait cela grâce à Sa propre volonté.
Jusqu’où cela allait-il ? Eh bien, le Père dit « Je vais créer et racheter certaines personnes. Je vais leur donner le Fils en gage de mon amour. » En fait, si vous lisez Jean 6, je ne prendrai pas le temps de le faire maintenant, et si vous lisez Jean 17, vous verrez que Jésus fait plusieurs fois référence à tous les croyants comme étant ceux que le Père m’a donnés. Vous souvenez-vous de cela ? Jésus dit dans Jean 6 « personne ne vient à moi sans que le Père ne l’appelle. » Jésus dit « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je n’en perdrai aucun. » Dans Jean 17, Jésus prie : « Je prie, Père, que tous ceux que tu m’as donnés soient amenés dans la gloire pour voir notre gloire. » Jésus fait alors référence aux croyants comme étant ceux que le Père lui a donnés, et son plan prend forme. Le Père désire alors montrer Son amour au Fils. C’est un amour suprême. C’est l’amour que seul Dieu connait.
Un amour si grand qu’il n’a de cesse de donner, et Dieu détermine que le moyen d’exprimer cet amour est de créer et de racheter des êtres humains et de les amener à la gloire, et une fois qu’ils sont amenés dans la gloire, ils deviennent comme Christ. Philippiens nous dit dans le chapitre 3 que nous deviendrons semblables à Sa gloire, « au corps de Sa gloire ». 1 Jean 3 dit que nous serons semblables à Lui, car nous le verrons tel qu’Il est. Ainsi, le Père va faire de nous des reflets, des répliques de Jésus-Christ qui fera briller Sa gloire. Nous Le louerons et nous L’honorerons et nous Le glorifierons pour toujours, pour toujours et nous Le servirons aussi. C’est de cadeau d’amour du Père pour le Fils.
La merveilleuse histoire dont je vous ai déjà parlée est qu’1 Corinthiens 15 dit que lorsque le Fils reçoit cette humanité de la part du Père, lorsque le Père donne le Fils qui rachète l’humanité, lorsqu’ils se retrouvent tous dans la gloire, lorsque nous serons tous là et que le temps ne sera plus, tous dans la présence de Dieu et lorsque le Père nous donnera au Fils, lorsque le Père donnera l’humanité complète rachetée au Fils, 1 Corinthiens 15 indique que le Fils se retournera et redonnera tout cela au Père et Dieu tout en tout. Et ce qui est accompli en cela est le rachat de l’humanité avec les anges saints qui peuplent le nouveau ciel et la nouvelle terre pour l’éternité, pour le seul but de servir, de louer et de glorifier le Père, Dieu le Fils, et Dieu le Saint-Esprit qui est digne de gloire.
Cela devient personnel dans l’Apocalypse au chapitre 13, dans Apocalypse chapitre 17 où deux fois, dans les deux cas, chapitre 13, verset 8 et chapitre 17, verset 8, il est dit la même chose. Il est fait référence aux croyants, à ceux dont le nom est inscrit depuis la fondation du monde, dans le Livre de Vie. Ceux dont le nom est inscrit depuis la fondation du monde dans le Livre de Vie, et encore cela nous ramène avant la fondation du monde. Retournons maintenant à Genèse, chapitre 1 en gardant cela à l’esprit.
La Trinité, nous pouvons le dire, a planifié cela. Il y a eu consultation et communion à la tête. Cela a eu lieu longtemps avant le sixième jour. Cela a eu lieu avant qu’il y ait quoi que ce soit, longtemps avant. Cela a eu lieu avant le début des temps. Cela a eu lieu avant toute création. Il y avait un plan avant même qu’il soit mis en place et Dieu dit maintenant, « tout le reste m’est impersonnel. Tout le reste brûle. Tout le reste périt. Rien de ce que j’ai créé ne dure. L’ensemble de l’univers sera retiré de la création. » Comme Pierre le dit dans 2 Pierre, tout fondra, les éléments fondront comme dans une chaleur d’une fournaise. Je crois vraiment qu’il y aura comme un retour en arrière et la création sera défaite et il y aura une dissolution atomique lorsque tout l’univers cessera d’exister. Tout brûlera.
Seul un élément de l’univers physique durera pour l’éternité, l’homme. Car finalement, seul l’homme a de l’importance pour Dieu. Tout le reste n’a été créé que pour donner un monde à l’homme afin qu’il loue, remercie et glorifie Dieu. Afin que la puissance merveilleuse de Dieu, la sagesse de Dieu et l’intelligence de Dieu soient révélées. Certainement, la complexité et la variété de l’univers agit afin que l’homme glorifie Dieu et l’honore. Mais tout brûle. Tout brûle. Seul l’homme est fait à l’image de Dieu. Seul l’homme intéresse la Trinité, finalement. Seul l’homme aura été le produit de la communion inter trinitaire.
Oui, l’homme était une créature vivante comme les animaux. Cela signifie simplement qu’il bouge et qu’il est conscient. Oui, l’homme a reçu le souffle de la vie. Chapitre 2, verset 7, Dieu met dans ses narines le souffle de la vie et l’homme devient un être vivant, mais c’était aussi vrai pour les animaux. Dans Genèse, chapitre 7, au verset 22, il est dit de tout ce qui était sur la terre ferme, tout ce qui avait des narines avait reçu le souffle de l’esprit de vie, tous les animaux ont cela. Ils sont tous vivants et le souffle de la vie ou le fait d’être une créature vivante est une désignation de la Genèse de la vie créée, ce qui a une conscience. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de plantes, mais de ce qui a une conscience, de ce qui bouge. Et c’est certainement vrai de l’homme, mais c’est là où prend fin la similitude. La Trinité a prévu l’existence d’une créature qui est différente de toute autre création qui ne peut évoluer en elle.
Quatre traits distinctifs sont discutés concernant l’homme. Quatre traits distinctifs. Le premier est évident. L’homme est fait à l’image de Dieu. C’est souvent répété : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Image et ressemblance sont des synonymes. Il n’y a pas de distinction en hébreu entre ces deux termes, dans leur signification. Ils sont simplement répétés pour les accentuer, ce qui est très typique de l’utilisation de l’hébreu. À notre image, selon notre ressemblance, c’est la même chose. Verset 27, « à Son image », « à l’image de Dieu », « Il le créa », répété encore, quatre fois, nous avons été créés à l’image de Dieu. Qu’est-ce que cela signifie ? Quoi que cela signifie, c’est important, car quoi que cela signifie, c’est différent. C’est ce qui identifie la différence entre nous et tout autre élément créé, même le meilleur des êtres créés, les animaux conscients.
La réponse est très importante et cette réponse nous dit encore que l’homme ne peut évoluer. C’est impossible ! On ne peut évoluer pour devenir à l’image de Dieu. Ce n’est pas possible dans le domaine de la génétique. C’est introuvable dans les chromosomes. Cela n’apparaît pas dans l’ADN.
Qu’est-ce que l’image de Dieu ? La racine du mot hébreu traduit par « image », « tzelem », semble signifier sculpter ou découper. Autrement dit, l’homme semble être une entaille de Dieu, dans un sens. Il a été pour ainsi dire formé comme Dieu. Il a été comme extrait. On peut même dire qu’il a été sculpté, taillé pour ainsi dire, il avait la même forme que Dieu. Cela signifie qu’il a été créé sur un modèle céleste. Cela signifie qu’il a été créé sur un modèle divin. Laissez-moi amener cela plus loin. Cela signifie que nous avons été créés sur un modèle éternel, ce qui n’est vrai de rien d’autre qui ait été créé, rien d’autre dans l’univers espace-temps.
Nous partageons des traits biologiques avec le reste des créatures. Nous avons tous été créés par Dieu pour vivre ensemble dans un environnement commun. Nous devons partager des traits biologiques, car nous partageons le même environnement biologique. Nous avons une certaine réciprocité biologique avec les plantes, n’est-ce pas ? Nous créons du dioxyde de carbone et elles créent… de l’oxygène dont nous avons besoin. Nous avons une relation de réciprocité avec les plantes, car nous les mangeons. Nous avons une réciprocité avec l’eau, avec le soleil et la lune et tous les autres éléments de notre monde. Nous devons nous insérer dans l’environnement biologique, c’est pourquoi nous sommes faits de la même matière physique.
Mais nous ne sommes pas des primates évolués. Nous sommes transcendants dans notre nature, car nous avons littéralement été entaillés et sculptés à l’image de Dieu. Cela doit décrire certains aspects de la nature humaine qui ne sont pas partagés par les animaux, comme la conscience de soi. Les animaux sont conscients ; ils n’ont pas la conscience d’eux-mêmes. C’est-à-dire qu’ils sont conscients, ils réagissent à leur environnement, mais ils ne le savent pas. La raison, la capacité de penser de façon abstraite, les animaux ne l’ont pas, cela a été prouvé de façon répétée. Comme l’appréciation de ce qui est beau et esthétique, comme le fait de ressentir des émotions, comme le fait d’être sensible à la morale et conscient moralement. Et surtout, par-dessus tout, écoutez ceci ; par-dessus tout, l’image de Dieu indique la capacité d’avoir une relation personnelle avec quelqu’un d’autre, et spécialement avec Dieu. Le fait de pouvoir Le connaître, de pouvoir L’aimer, de pouvoir Lui obéir, de pouvoir L’adorer.
Laissez-moi vous dire ceci. Le cœur de l’image de Dieu peut se résumer en un mot « personnel ». Nous sommes des personnes. Nous sommes des personnes. Nous vivons et bougeons sur la base des relations. Les relations ! Nous comprenons les relations. Nous comprenons l’amour. Nous comprenons la communion. Nous comprenons la conversation. Nous comprenons le partage des pensées, le partage des attitudes, le partage des idées et des expériences avec les autres. C’est pourquoi, lorsque Dieu a créé l’homme, Il a immédiatement dit : « Il n’est pas bon pour l’homme de rester seul. » Pourquoi ? Parce que l’image de Dieu est la capacité d’avoir des relations personnelles et plus important, une relation personnelle avec Dieu.
N’est-il pas important de comprendre que lorsque Dieu dit « Faisons l’homme à notre image », il nous présente à ce moment-là le concept qu’Il est un Dieu de relation. Puis Il nous crée à cette image afin que nous soyons des créatures relationnelles. C’était le but. L’image de Dieu est la capacité d’avoir des relations personnelles. Dieu Lui-même n’a jamais existé en tant que simple individu, seul, solitaire, isolé. Il a toujours existé en tant que famille. Il est le Père. Le second membre est le Fils. Le troisième membre est l’Esprit. Comme le grand Saint Athanase disait au quatrième siècle, le Père n’a jamais été sans Son Fils.
Le grand mystère de l’origine de la personne, de l’origine de la personnalité est que le Dieu unique existe en tant que trois personnes en un seul être, ou une substance, ou une essence, ou une réalité. Et cette substance unique, cette essence unique, cet être unique qui est Dieu implique l’existence de la personne. Lorsque Dieu nous a faits à son image, Il nous a faits en tant que personnes, c’est-à-dire qu’Il nous a faits pour des relations. Nous sommes des personnes, avec une conscience propre, donc capables de relations. Si je suis un animal, je ne suis même pas conscient que j’existe. Comment puis-je être conscient de l’existence de quelqu’un d’autre ? Mais je suis une personne et je sais que j’existe, je sais que vous existez et je sais que Dieu existe.
Dieu est une pluralité. Dieu existe dans une relation trinitaire et j’ai été fait pour avoir des relations. C’est l’aspect ontologique ou l’aspect de la nature qui est l’image de Dieu. Le fait d’être une personne et d’avoir des relations.
Il y a aussi les aspects éthiques, comme je l’ai déjà mentionné. En tant que personnes ayant conscience de leur existence, nous avons des traits distinctifs éthiques. Je sais faire la différence entre ce qui est juste ou pas. Je comprends ce qu’est la vertu. Je comprends la moralité, je comprends la justice. Je comprends le péché, je comprends la sainteté. Je comprends la désobéissance et la rébellion. J’ai la capacité de faire ce qui est juste. J’ai la capacité de faire ce qui n’est pas juste. J’ai la capacité d’avoir une communion sainte et aimante avec le Père céleste. J’ai la capacité de connaître Dieu, de connaître Christ, de connaître le Saint-Esprit. J’ai aussi la capacité en tant que personne faite à l’image de Dieu de savoir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais.
Il est vrai qu’en tant qu’être humain, je ressemble aux créatures de ma composition physique, corporelle. Je suis fait de chair, je suis fait des mêmes éléments, de la même matière atomique, des mêmes éléments bruts. Mais ce qui me distingue est mon côté invisible. C’est la partie qui ne se trouve pas dans l’ADN. C’est la partie qui ne se trouve pas dans les chromosomes. C’est cet être invisible, c’est cette vraie personne qui fait que je suis comme Dieu, qui est capable d’avoir une relation avec vous et avec Dieu. On s’est posé la question de siècle en siècle : Est-ce que le corps de l’homme porte l’image de Dieu ? Non, pas dans le sens le plus strict du terme.
Je ne veux pas couper les cheveux en quatre ici, mais nous sommes poussière et nous retournons à la poussière et ce n’est pas le cas pour Dieu. Notre personne est éternelle et cela est le cas pour Dieu aussi. Nous sommes capables d’avoir des relations personnelles et nous les apprécierons pour l’éternité les uns avec les autres dans le Royaume de Dieu et avec Dieu Lui-même. Mais bien que notre corps ne soit pas tant une expression de l’image de Dieu, le corps sert de vecteur par lequel l’image de Dieu se manifeste. Pour dire les choses autrement, si je n’avais pas de corps, il me serait difficile d’avoir une relation avec vous. Donc, bien que le corps ne soit pas l’image de Dieu, parce que Dieu est esprit et n’a pas de corps, mon corps lui offre un contenant dans un monde corporel, dans un monde physique, afin que l’image de Dieu soit manifeste.
Saint Augustin disait que le corps de l’homme est approprié pour son âme rationnelle, non pas grâce à ses traits physiques, et à la structure de ses membres, mais plutôt à cause du fait qu’il se tient debout, il a cette capacité de regarder vers le ciel et de contempler les régions élevées. Jean Calvin ressentait la même chose, que Dieu nous a permis de nous tenir debout afin que nous puissions nous faire face et afin de pouvoir regarder vers Dieu et lui faire face, ce qui est assez emblématique et symbolique de notre capacité à avoir des relations. Le corps n’est pas l’image de Dieu, mais le corps est un vecteur. Henry Morris a écrit à ce sujet : « Nous pouvons seulement dire que même si Dieu Lui-même n’a pas de corps physique, Il a conçu et formé le corps de l’homme afin de lui permettre de fonctionner physiquement d’une façon dont Lui-même pourrait fonctionner sans avoir de corps. »
Dieu voit, entend, sent selon Genèse 8 :21. Il peut toucher, parler, qu’Il ait effectivement ou pas des yeux, des oreilles, un nez, des mains ou une bouche. De plus, lorsqu’il a prévu d’apparaître aux yeux de l’homme, Il l’a fait sous la forme d’un corps humain, comme dans Genèse, chapitre 18, et la même chose est vraie pour les anges. Ils sont des esprits et il leur arrive de prendre la forme de corps.
Morris dit : « Il y a quelque chose dans le corps humain qui est donc unique et approprié pour permettre que Dieu se manifeste de temps en temps. Il a dû concevoir le corps humain dans cette perspective. Ainsi, Il ne l’a pas conçu comme celui des animaux, mais avec une posture debout et un maintien lui permettant de contempler les hauteurs, capable d’expressions faciales correspondant aux émotions, avec un cerveau et une langue capables d’articuler un langage symbolique. Il savait, bien sûr, que le moment venu, Lui-même deviendrait homme. Et ce jour-là il préparerait un corps pour Son Fils, et il serait fait à l’image des hommes, tout comme l’homme a été fait à l’image de Dieu. » Bien dit !
Nous sommes donc créés à l’image de Dieu. La personne, les relations, le fait de comprendre ce qui est juste et ce qui n’est pas juste et la morale qui est nécessaire à toutes nos relations, particulièrement notre relation avec Dieu.
Au fait, il y a ici une utilisation très intéressante des singuliers et des pluriels. Verset 26 : « Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance, et qu’ils dominent » (Version Darby). N’est-il pas intéressant que l’homme, qui est au singulier en anglais et français, est remplacé par un pronom au pluriel : « Faisons l’homme », puis « qu’ils dominent. » Verset 27 : « Et Dieu créa l’homme à son image ; Il le créa à l’image de Dieu. » Ici, il est fait référence à l’homme par un pronom singulier. On peut donc faire référence à l’homme au singulier ou dans un sens général et pluriel. « L’homme » faisait référence à l’humanité. Dieu a créé l’humanité, mais Il a créé l’humanité en créant un homme, en premier, puis une femme, puis les deux se sont multipliés pour constituer le reste de la race humaine.
« L’homme » faisait référence à un seul homme. Comme le chapitre 2 le montre, Adam a été créé en premier. Mais Adam est aussi un terme générique, incluant l’homme et la femme. C’est pourquoi la forme plurielle du pronom, « ils » est utilisée ici. Nous voyons l’utilisation distincte de chacun d’eux dans le chapitre 2. L’homme est venu en premier, puis il a nommé les animaux.
Quelqu’un a dit que la raison pour laquelle Dieu ne lui a pas donné une femme avant d’avoir nommé les animaux est évidente. Il n’avait pas à gérer une seconde opinion. Je ne sais pas si c’est vrai ou pas. Je dirais plutôt que le processus aurait pu être ralenti. Rien à voir avec le côté féminin, juste une autre opinion.
Revenons maintenant au texte et nous conclurons. Il y a tant de choses à dire ici. Lorsque Dieu a créé l’homme, la raison pour laquelle il dit « ils » au pluriel est qu’à la fin du verset 27, il dit qu’il a créé l’homme puis il est dit « homme et femme ». Il les a créés. « Il créa l’homme et la femme. » Cela nous amène au second point, et je crois qu’il est probablement mieux que nous attendions de le développer la prochaine fois. C’est fascinant ! Mais laissez-moi juste vous dire les quatre traits distinctifs concernant la création de l’homme.
Premièrement, il a été fait à l’image de Dieu. C’est la première chose. Il a été fait pour avoir une personnalité et des relations. Deuxièmement, il a été fait roi de la terre pour régner et soumettre la création. Troisièmement, il a été fait pour propager la race humaine afin de peupler la terre, et quatrièmement, il a été fait pour recevoir l’abondance riche et pleine qui l’entoure. Il est bien au-dessus des animaux. Une dernière caractéristique distinctive : Si vous voulez parler de personnalité, si vous voulez parler de relation, écoutez attentivement. Il faut parler du langage, n’est-ce pas ? Quelle relation pouvez-vous avoir avec quelqu’un en ne poussant que des grognements ? Vous vous dites, « eh bien, j’y travaille avec mon mari, c’est à peu près cela. » Alors, c’est bien !
Une relation revient à de la communication, n’est-ce pas ? Les animaux ne peuvent pas avoir de relation. Ils n’ont pas de conscience de leur existence. Ils n’ont pas de personnalité, ils n’ont pas de relations. Ils font ce qu’ils ont besoin de faire de façon instinctive afin d’arriver au bout de leur vie, c’est-à-dire se nourrir et préserver leur vie. Mais lorsqu’il s’agit de l’humanité, vient la capacité de parler une langue. C’est remarquable. Je vous ai dit il y a quelques semaines qu’un article est paru dans Newsweek Magazine, où les scientifiques essayaient de comprendre, sans y réussir, comment l’homme a évolué vers la capacité de parler des langues, à parler de façon abstraite, à raisonner de façon abstraite.
Des études linguistiques démontrent, comme celles d’Oller et Amdahl, deux linguistes, l’affirment, que « apparemment, les êtres humains et seuls les êtres humains sont spécifiquement conçus pour acquérir une gamme de systèmes linguistiques, juste la gamme de systèmes linguistiques que nous voyons manifestés dans les 5000 langues et plus de ce monde. » Intéressant ! Il y a environ 5000 langues dans le monde, et seuls les êtres humains peuvent acquérir ces langues. Vous pensez, « Et les dauphins ? Si on leur dit « saute », est-ce qu’ils ne sautent pas ? » Ils ne sautent pas à cause du fait que vous dites « saute » en comprenant de façon abstraite que ces lettres forment un mot qui signifie faire un bond en l’air. C’est un certain son qui a pour résultat de faire qu’un poisson arrive dans leur bouche. Ils apprennent cela.
Oller et Amdahl disent que le taux d’acquisition de vocabulaire est si élevé à certains moments de la vie et la précision et la délicatesse des concepts acquis sont si remarquables, qu’il semble nécessaire de conclure que d’une certaine manière, le système conceptuel par lequel les termes lexicaux sont connectés est déjà en grande partie en place. Waouh ! C’est une façon technique de dire que quelque chose se passe dans la capacité de raisonnement abstrait d’un cerveau humain qui exige l’acquisition du langage pour être satisfait. Et nous commençons tous à voir cela chez les enfants, n’est-ce pas ? Ils commencent à parler et ils commencent à acquérir la complexité de la communication de la langue.
Noam Chomsky, qui est un grand linguiste juif, a montré que la capacité d’apprendre une langue fait partie intégrante des êtres humains. Il démontre que même les grands singes sont incapables de gérer un système numéraire ou de propriétés abstraites liées à l’espace ou en général à tout système abstrait d’expression. C’est vrai ! On peut prendre n’importe quelle langue qui existe et la traduire en une autre langue qui existe, car les éléments qui composent le langage sont identiques. Ils font littéralement partie du tissu de l’image de Dieu afin que nous qui sommes des êtres relationnels avec personnalités puissions nous connecter.
Tout ce qui est important est là. Au fait, la recherche de Noam Chomsky sur l’unicité de l’espèce humaine en ce qui concerne la langue est si convaincante qu’il n’est pas le bienvenu dans les cercles évolutionnistes. Ils lui ont donné l’étiquette de créationniste, ce qu’il nie.
Contrairement aux primates et aux autres créatures vivantes, les capacités linguistiques des hommes sont une porte ouverte sur le monde de l’éternité. C’est une porte ouverte à la présence de Dieu et elle exige que nous reconnaissions que nous avons été créés sur un modèle céleste afin de communiquer les uns avec les autres et avec notre Créateur qui nous a faits à Son image. Oller et Amdahl écrivent : « Notre capacité d’utiliser le langage ne peut avoir commencé dans le confinement étroit d’une expérience de durée limitée. Si tous les temps du monde de l’espace-temps pouvaient être multipliés proche de l’infini, le monde matériel n’arriverait toujours pas à rendre compte des conceptions abstraites que l’être humain peut facilement concevoir grâce au don du langage. » Étonnant ! Seul un Dieu qui parle pouvait concevoir des personnes qui parlent, n’est-ce pas ? Dieu communique et nous aussi. Nous sommes ainsi faits à Son image. La semaine prochaine nous verrons les points restants : l’homme roi de la terre, propagateur de la vie et réceptacle de riches bénédictions.
Seigneur, cela a été une merveilleuse journée et une merveilleuse soirée de considérer toutes ces choses. Nous te remercions pour la puissance de ta parole qui débarrasse nos esprits des toiles d’araignées et de la confusion si souvent semée par des personnes non-croyantes. Nous te remercions pour la clarté de ta parole. Nous voulons y rester fidèles dans tous les domaines. Nous te reconnaissons comme le Créateur qui a créé de la façon qui est décrite dans la Bible. Nous reconnaissons que tu nous as faits pour avoir une relation avec toi. Tu nous as faits pour toi et nous sommes insatiables jusqu’à ce que cette relation soit établie. Merci qu’il est possible de te connaître comme nous nous connaissons les uns les autres. Merci que le meilleur de la vie se trouve dans les relations personnelles. Et le meilleur est d’avoir une relation avec toi, notre Créateur et notre Sauveur. Nous sommes si privilégiés, si bénis et si reconnaissants. Amen.

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